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Soutenir la compensation territoriale

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C’est quoi l’idée ?

La compensation territoriale a pour objectif d’aider des territoires dans leur développement ou la préservation de leurs richesses via un prélèvement sur le prix des voyages. Le voyageur ne consomme pas seulement du kérosène. « Il profite également d’infrastructures, de ressources paysagères, d’environnements préservés (…) sans contribuer nécessairement à sa préservation », explique Bernard Patron, fondateur du TO La Route des Voyages.

Qui le fait ?

L’idée de prélever sur le prix d’un voyage une somme destinée à des projets de développement et de préservation de l’environnement est utilisée par les acteurs associatifs depuis longtemps. Les membres de l’Ates (Association pour un tourisme équitable et solidaire) consacrent environ 4 % de leur chiffre d’affaires à ces projets, soit un total 244 300 E en 2012. La compensation territoriale lancée par La Route des Voyages a permis de reverser 57 000 E à des associations l’an dernier.

Un projet qui prend vie

L’agence propose depuis 2010 la compensation territoriale. « Nous l’incluons dans tous nos devis. Cela représente un coût de 30 E par passager pour un long courrier, que l’on complète à hauteur de 20 E », explique Bernard Patron. 60 % à 70 % des clients, une fois le concept expliqué, choisissent de participer au projet et paient leur part.

En 2012, 23 000 E ont été reversés à un centre de nutrition à Bangui, en Centrafrique, pour le développement d’un programme à base de Spiruline (une algue) et de poisson permettant de lutter contre la malnutrition. 15 000 E ont également été reversés à l’association Paroles de Nature pour permettre aux Indiens du Peuple Kichwa de Sarayaku de défendre leur territoire contre les exploitants pétroliers. Mais attention « il ne s’agit pas de compenser les effets d’un tourisme qui n’aurait pas fait en amont un travail concret de convergence avec les critères du tourisme responsable » explique le TO sur son site Internet. Le voyage ne devient pas responsable au motif de financer des actions territoriales. « Nous essayons de sélectionner des partenaires, hôteliers et réceptifs qui respectent notre philosophie », note ainsi Bernard Patron, citant des petites structures familiales plutôt que des hôtels de chaîne. Difficile, toutefois, de s’assurer des pratiques de plusieurs centaines de prestataires. « Un label pourrait être la solution, mais ni celui d’ATR, ni les règles de l’Ates ne sont adaptées à l’activité de la Route des Voyages », estime Bernard Patron.

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