Sigiriya Le rocher du Lion
Il ne faut pas avoir le vertige à Sigiriya ! Cramponné à la rambarde d’un vieil escalier en colimaçon, flottant au-dessus du vide, il faut patienter à mi-hauteur du rocher du Lion pour atteindre l’étroite plate-forme et observer enfin les fresques de ces femmes élégantes, à moitié dévêtues, peintes sur la pierre au ve siècle. A nos pieds s’étalent les jardins et les murs de l’ancienne ville fondée par Kassyapa, roi sanguinaire et mégalom
Il ne faut pas avoir le vertige à Sigiriya ! Cramponné à la rambarde d’un vieil escalier en colimaçon, flottant au-dessus du vide, il faut patienter à mi-hauteur du rocher du Lion pour atteindre l’étroite plate-forme et observer enfin les fresques de ces femmes élégantes, à moitié dévêtues, peintes sur la pierre au ve siècle. A nos pieds s’étalent les jardins et les murs de l’ancienne ville fondée par Kassyapa, roi sanguinaire et mégalomane qui, après avoir pris le pouvoir en assassinant son père, se fit édifier un incroyable palais au sommet de ce roc, haut de 200 mètres. Après les célèbres fresques, il faut encore gravir des centaines de marches, franchir deux énormes pattes de lion en pierre, et escalader un étroit escalier en fer accroché à la paroi (la descente est encore plus impressionnante !) pour découvrir les ruines de cette forteresse imprenable. Epousant le relief escarpé de la roche, la citadelle en briques rouges a conservé ses terrasses, son immense piscine et son trône en pierre, duquel Kassyapa jouissait d’une vue à l’infini sur la jungle environnante. Le souverain profita de ce lieu près de vingt ans, avant de mettre fin à ses jours, après une bataille perdue contre son frère Mogallana, de retour d’Inde à la tête d’une armée de mercenaires pour venger la mort de son père.
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