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SAS : la compagnie scandinave “lutte pour survivre”, l’action plonge

Dans une interview accordée  au journal danois Finans, Anko Van der Werff, le patron de SAS n’y est pas allé par quatre chemins pour décrire la situation de la compagnie.

Plombée par la pandémie, la compagnie scandinave fait face à d’importantes difficultés. « Quand je vois à quoi ressemble le marché aujourd’hui, comment nos clients changent et l’ampleur de notre dette, il est totalement clair que nous devons faire les choses très différemment », a déclaré Anko Van der Werff, patron de la compagnie depuis quelques mois, lors de cette interview. 

SAS rencontre actuellement plusieurs problèmes, selon lui, notamment en raison de la baisse durable des voyages d’affaires et « des accords sociaux plus coûteux » que la plupart de ses concurrents.

Pour faire face à la situation, le PDG a annoncé convoquer les principaux syndicats pour trois mois de négociations – notamment sur une réduction des coûts et une plus grande flexibilité. « Cela exige la compréhension et la volonté de tous (…). SAS doit être compétitif pour pouvoir survivre, se développer et créer des emplois », a plaidé Anko Van der Werff.

« Un combat pour avoir un avenir »

« C’est un combat pour changer SAS afin que nous ayons un avenir », a-t-il défendu. SAS « lutte pour survivre », a insisté Anko Van der Werff, qui entend réduire les coûts, entraînant un plongeon de l’action lundi.

A la clôture de la Bourse de Stockholm, l’action SAS perdait 14%, à environ 1,56 couronne. 

L’an dernier, SAS avait été contrainte de supprimer 5000 postes, soit 40% de ses effectifs.

La compagnie a annoncé en mai un crédit supplémentaite de près de 300 millions d’euros des Etats danois et suédois, ses principaux actionnaires  (21,8% chacun), pour traverser la crise liée au Covid-19.

Cette aide s’ajoute à un premier crédit d’un montant similaire ainsi qu’à une augmentation de capital en 2020.

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