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L’aérien français demande « la poursuite du dispositif d’aides »

La Fédération Nationale de l’Aviation et de ses Métiers a souhaité faire un point entre deux saisons Iata. Les compagnies attendent encore beaucoup de l’Etat pour survivre à la crise du Covid. Notamment le prolongement des aides.

Le secteur aérien ne veut pas entendre parler de la fin du « quoi qu’il en coûte ». Tout du moins pas tout de suite. Ce matin, par l’intermédiaire de quatre dirigeants de compagnie aérienne, la Fnam (Fédération Nationale de l’Aviation et de ses Métiers) a pris la parole pour demander à l’Etat de poursuivre ses aides au secteur.

C’est Pascal de Izaguirre, le patron de Corsair, qui s’est chargé d’expliquer les attentes des compagnies aériennes. « Nous souhaitons une adaptation de l’activité partielle (AP) et de l’activité partielle de longue durée (APLD) aux spécificités du secteur. Il faut qu’elles soient prolongées » a d’abord indiqué le dirigeant.

La Fnam attend également du gouvernement une adaptation du dispositif dit « coûts fixes ». Pour l’instant un plafond a été fixé à 10 millions d’euros. La fédération souhaite que celui-ci soit relevé à 50 millions d’euros. « Nous souhaitons également que nos entreprises puissent être éligibles aux fonds de fermeture d’entreprise. »

Enfin, Pascal de Izaguirre et ses confrères, Marc Rochet pour Air Caraïbes, Anne Rigail pour Air France et Alain Battisti pour Chalair Aviation sont unanimes. Il faut revoir les échéanciers de remboursements des dispositifs d’aide. Que ce soit pour les cotisations sociales ou les prêts garantis par l’Etat (PGE), l’activité actuelle de l’aérien ne pourra pas permettre aux compagnies de rembourser « avant 2023/2024. Il faut nous laisser le temps de nous refaire des liquidités. »

Des chiffres en chute libre

Car pour l’instant, les chiffres sont encore très mauvais. Si on observe une reprise des réservations, le prix moyen du ticket est en baisse. Selon Alain Battisti, « sur les 9 premiers mois 2021, les compagnies de la Fnam ont réaliser 35 % de l’activité sur la même période en 2019. Et le chiffre d’affaires est en retrait de 60 % (vs 2019). » L’activité du long-courrier (hors Outre-mer) est à 48 % (vs 2019). Des marchés dits « millionnaires » comme l’Algérie sont à 8% de l’activité de 2019.

La crise est donc loin d’être finie pour le transport aérien. C’est pourquoi la Fnam demande au gouvernement de soutenir les infrastructures de service de navigation aérienne. « Nous nous demandons si les aéroports seront capable d’encaisser un retour d’activité à la normale. On se demande comment ça va se passer à Noël », a ainsi remarqué Marc Rochet. Et le risque pour les compagnies est que les aéroports répercutent leurs difficultés en augmentant les différentes redevances aéroportuaires. A l’Etat de faire en sorte qu’une véritable politique cohérente soit mise en place pour permettre à tous les acteurs de l’aériens français de survivre aux mois de crise qui arrivent, estiment-ils.

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