Sal
Île champignon
A Sal, le sel n’est plus ce qu’il était. Les salines, qui ont fait l’histoire de cet îlot désertique, sont progressivement recouvertes par les chantiers de nouveaux hôtels et appartements. Le plus beau site de l’île, Pedra de Lume, une saline rose au coeur d’un cratère, est même promis à un promoteur immobilier. Des usines de dessalement alimentent en eau douce la ville-champignon qui grossit de jour en jour sur cette île en voie de canarisation, au bord de la superbe plage de Santa Maria, découverte il y a 20 ans par une poignée de fous de planche à voile. La première ligne d’hôtels est bouclée, une deuxième commencée et les constructions débordent sur les plages voisines moins accueillantes pour les baigneurs. Au milieu des bulldozers et des grues, d’immenses programmes (Mordera Beach et Calheta Beach) annoncent des golfs verdoyants. Une autoroute relie maintenant Santa Maria à l’aéroport, le principal pour les entrées internationales au Cap-Vert. L’ancien village de pêcheurs est lui aussi méconnaissable. Au bord du ponton où arrivent encore les poissons pêchés à la palangrotte, l’ancien entrepôt d’exportation du sel a été restauré et transformé en boutiques. Quelques maisons de villageois ont survécu dans la rue centrale du 1er juillet, maintenant artère commerçante bondée. Les rendez-vous chics se font sur la plage du restaurant haut de gamme Atlantis, une coupole de bois posée sur le sable par un Français. En y savourant une douceur, on oublie que Sal veut dire sel en portugais.
en brochure
sportif
Trois formules en hébergement et petit déjeuner sont proposées pour les kite-surfeurs par Croisitour à Santa Maria (à partir de 955 E à l’hôtel Sobrado, 1 178 E au Morabeza).
en appartement
TCH propose des séjours en appartements à Santa Maria (à partir de 63 E/n pour quatre personnes) mais aussi au Riu en tout inclus (à partir de 69 E/pers./n).