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Pour traverser la crise, Ôvoyages « joue son rôle de TO »

Malgré la paralysie du marché, Ôvoyages a su maintenir ses positions dans la plupart de ses destinations majeures… en attendant une reprise plus structurelle.

Au sortir d’un été où la flexibilité des équipes a été mise à rude épreuve, Ôvoyages a réussi à limiter la casse. « Nous avons fait partir 15 000 clients cet été, ce qui est loin de notre volume habituel. A la fin de l’année, nous aurons réalisé entre 20 et 30% de notre chiffre d’affaires 2019. Mais nous avons su asseoir notre position sur nos axes forts, et notamment la Grèce et les Canaries, deux destinations qui ont très bien appréhendé la gestion du tourisme pendant la pandémie », analyse Raouf Benslimane, le président du tour-opérateur.

Car l’activité touristique n’est possible qu’à condition d’avoir un protocole sanitaire clair… et peu contraignant, selon Samia Benslimane, la directrice générale d’Ôvoyages. « Ce sont deux destinations qui n’exigeaient pas de tests PCR, par exemple. À l’inverse du Maroc, l’un de nos axes de croissance, et une destination très forte sur le marché français, qui doit assouplir ses exigences sanitaires pour qu’on puisse de nouveau y opérer. »

« Nous avons les moyens de prendre des risques »

« Les mesures sanitaires sont un frein, c’est évident, alors que la demande existe. Par exemple, en août, nous avions 4 charters positionnés entre la France et la Grèce, et 2 vers les Canaries. Nous étions les seuls ou presque à affréter des avions cet été », estime Raouf Benslimane. Car Ôvoyages en est convaincu : pour traverser cette crise, l’entreprise devra « jouer le rôle d’un tour-opérateur » jusqu’au bout. « Nous avons les moyens de prendre des risques, de nous engager pour la distribution. C’est aussi une façon de renforcer nos relations avec nos fournisseurs, qui sont ravis que nous répondions présents », précise Samia Benslimane.

« Cet hiver, à condition que les destinations soient accessibles, nous continuerons d’affréter à destination des Canaries », illustre Raouf Benslimane. Une saison hivernale pour laquelle Ôvoyages a « du stock », et ce même pour la Toussaint. Ainsi, le voyagiste programme la Grèce (5 clubs jusqu’à la fin octobre) ; 6 clubs aux Canaries ; 2 en Tunisie (sur 3 en catalogue), 2 à Dubaï (dont une nouveauté à partir de décembre), et 1 à Zanzibar. Certaines destinations (Zanzibar, Maroc) accueilleront également des nouveautés à partir du printemps prochain.

Une nouvelle offre en France ?

Car c’est bien à partir du mois d’avril 2021 que le voyagiste entrevoit la reprise. « Il faut absolument que l’on établisse un cadre commun, à l’échelle de l’Union européenne, pour permettre le voyage. La cacophonie de cet été a largement entravé le marché », selon Samia Benslimane. Hormis, peut-être, pour la destination France, dans laquelle Ôvoyages opère sous la marque Thalasso N°1. « En 2020, nous enregistrons une croissance de l’ordre de 50% sur la France, avec 10 000 clients », chiffre Samia Benslimane. Au point d’inspirer les équipes de production du tour-opérateur ? « C’est une production que nous allons étoffer en 2021, en investissant des thématiques différentes de celle du bien-être », élude Raouf Benslimane.

En attendant une reprise d’activité plus structurelle, Ôvoyages va également « profiter de la période actuellee, qui risque d’être calme, pour se réinventer en interne », conclut Raouf Benslimane. Sans plan social en ligne de mire, le voyagiste va inviter ses équipes à réfléchir à une nouvelle organisation et « essayer de tirer une expérience positive de la Covid-19 ».

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