Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

On a testé un vol long-courrier de la low cost Norwegian

Norwegian a inauguré en avril son vol Paris-Denver, la huitième liaison de la compagnie low cost entre Roissy-CDG et les Etats-Unis. Nous l’avons testé à l’occasion du récent IPW, le salon américain du tourisme qui se déroulait justement à Denver.

Le vol est opéré les lundi et vendredi, l’appareil quittant le terminal 1 de Roissy CDG à 15h50 pour une arrivée à Denver à 17h45 le même jour (8h de décalage avec la France). Le retour s’effectue depuis l’aéroport de Denver à 19h45 avec un atterrissage à 12h45 le jour suivant à Roissy. Attention, pour voyager aux USA sans visa (mais avec l’Esta), le voyage ne doit pas excéder 90 jours et le passager doit détenir une réservation retour. Une passagère effectuait ainsi sa réservation en catastrophe sur son mobile devant le guichet voisin alors que je m’enregistrais le 18 mai.

Les points positifs

Le prix : les tarifs évidemment, au ras des pâquerettes des plaines du Colorado, puisque Norwegian est une low cost long-courrier. Ils débutent à 149,90€ l’aller simple en cabine Economy à certaines dates (en octobre notamment) et de 469€ en cabine Premium.

Le vol direct : l’avantage d’une liaison directe pour Denver qui ouvre les portes des Etats américains des Rocheuses : Colorado, Wyoming, Montanta et Utah.

L’avion : le vol est opéré en Boeing B 787-900, le fameux Dreamliner qui procure aux passagers plusieurs avantages que Norwegian met en avant pour faire la différence par rapport à d’autres compagnies transatlantiques. De fait, l’espace est important entre les sièges, 78 cm en Economy et, a fortiori, de 109 à 117 cm en Premium, la pression de l’appareil n’est pas trop forte, l’air purifié et l’éclairage en LED de la cabine est censé tenir compte de notre horloge biologique. Le système de fermeture des hublots est innovant, un simple bouton réglant l’occultation selon son choix. Pratique également, des boissons, des snacks voire son duty free peuvent être commandés sur l’écran tactile du siège. Et pour ceux qui ne veulent pas perdre le contact avec la terre ferme, le wifi est gratuit durant le vol, et il fonctionne !

La classe Premium : le Dreamliner de Norwegian dispose de 35 sièges en Premium. Confortables, ces derniers offrent une bonne inclinaison et sont équipés d’un repose pied et d’un appui-tête réglables. Dans cette classe, le voyageur bénéficie de lignes dédiées pour s’enregistrer à l’aéroport et pour franchir rapidement les contrôles de sécurité. Un accès au salon Icare est offert à Roissy CDG (prioritaire également) ce qui n’est en revanche pas le cas au retour à Denver. Sont également inclus la réservation du siège et la possibilité d’enregistrer deux bagages de 20kg. Présentés dans une longue box en carton, deux repas (dont le premier chaud) sont servis à bord, ainsi qu’un apéritif après le décollage. La distribution régulière de verres d’eau durant le vol est appréciée. Côté divertissements, le siège est équipé d’un écran tactile de bonne taille diffusant des films américains récents et des classiques du 7ème art, des dessins animés, des séries, de la musique… L’absence de films français est compensée par la diffusion de films en version française ou avec sous-titres. Une prise USB permet enfin de recharger ses appareils électroniques.

La classe Premium compte 35 sièges.
© Stéphane Jaladis

Les points négatifs

Les services payants en Economy : low cost oblige, nombre de services sont payants en cabine Economy comme la réservation de son siège, le bagage de 20 kg en soute, les deux repas à moins que l’on ait eu la bonne idée d’acheter des sandwiches avant d’embarquer, la couverture pour ne pas avoir froid durant le vol (5$). Ces prestations qui représentent un surcoût d’environ 70 euros selon Norwegian sont toutefois intégrées dans son tarif LowFare+. Les TO peuvent aussi les inclure dans leur forfait. Le personnel navigant distribue de l’eau pendant le vol. Il ne faut toutefois pas trop « abuser » sinon l’hôtesse vous invitera à acheter une bouteille d’eau.

Les repas en Premium : le repas se compose d’une petite entrée, d’un plat chaud pour le premier service (avec 3 options) et froid pour le second (un seul choix possible), d’un petit morceau de fromage et d’un dessert. Si sa distribution dans une boîte rectangulaire passe en Economy (où l’on notera l’absence de pain et du fromage !), cela fait vraiment « cheap » en Premium. De quoi regretter le traditionnel plateau, par ailleurs plus pratique à utiliser que cette box. Enfin, on ne sait pas pourquoi un service de glaces et un autre de liqueurs sont proposés sur le Paris-Denver mais pas au retour, et l’apéritif servi avec des amuses gueules après le décollage de Denver mais pas à l’aller…

Les repas servis en classe Premium sont décevants.
© Stéphane Jaladis

Bilan : il est au global plutôt bon en raison du prix, imbattable pour un vol direct sur Denver, du confort des sièges -même en Economy- de ces appareils neufs, de l’attitude très serviable des PNC dont une partie est français. « Nous acceptons le modèle low cost et nous savons à quoi nous attendre puisque tout est en option », nous a confié un passager satisfait. Reste à faire un petit effort sur la présentation et la qualité du repas en Premium pour être à la hauteur de cette classe avant qui permet de voyager dans de meilleures conditions tout en ne se ruinant pas si le billet est réservé suffisamment en amont.