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Nouvelles restrictions de voyages entre la Guadeloupe et la Martinique

Les préfectures de Guadeloupe et de Martinique ont annoncé samedi de nouvelles restrictions pour les déplacements entre les deux îles, le « motif impérieux » étant à nouveau exigé à partir de mardi, à la suite de la détection du variant anglais.

« Dès le mardi 16 février, les déplacements de personnes » entre les deux îles seront soumis à la nécessité d’avoir « un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, de santé relevant de l’urgence, ou professionnel ne pouvant être différé », a indiqué la préfecture de la Guadeloupe dans un communiqué. Le « non-respect » de cette mesure « est passible d’une amende forfaitaire de 135 euros, majorée en cas de récidive », a-t-elle rappelé.

Les pros se mobilisent contre les restrictions

Plus tôt dans la semaine, le monde du tourisme s’est mobilisé contre la réinstauration au début du mois par le gouvernement des « motifs impérieux » pour se déplacer entre la Guadeloupe et l’Hexagone, afin d’éviter l’afflux de  voyageurs pendant les vacances de février. Dans une lettre envoyée au ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, il a alerté sur le risque de « multiplication des faillites » et rappelé que le tourisme, rouvert pendant les fêtes, n’a pas fait augmenter les indicateurs de circulation du virus.

Le retour du motif impérieux avait été un choc pour les professionnels du tourisme, qui ont enregistré des annulations en cascade. François Baltus Languedoc, directeur général du Comité martiniquais du tourisme, estimait ainsi que les nouvelles restrictions entraînent « un arrêt pur et simple de la saison touristique », dans une interview accordée à l’AFP le 6 février, quelques jours après l’entrée en vigueur de ces nouvelles restrictions de déplacement.  « C’est un véritable effondrement », abondait alors Patrick Vial-Collet, président de la CCI de Guadeloupe et également à la tête du groupe hôtelier des Hôtels et des Iles. « Nous comptons près de 90% d’annulations alors que la fermeture des pistes de ski nous était favorable », déplorait-t-il, évoquant une situation « difficile » où beaucoup d’établissements « vont droit vers la faillite ».

500 millions d’euros d’aides

« Il est temps d’accepter de vivre avec ce risque qui doit être bien sûr, contrôlé et limité », ont écrit les signataires, réunis en collectif. Dans un communiqué, Sébastien Lecornu et le gouvernement ont rappelé la mise en place « de dispositifs de soutien massif pour accompagner les entreprises affectées » par les « mesures de restriction de déplacement depuis et vers les Outre-mer ».

« Au total, ce sont ainsi 500 millions d’euros d’aides qui ont été alloués à ce jour aux entreprises ultramarines du tourisme », ont-ils souligné. « Ces soutiens visent à préserver l’offre touristique sur les territoires ultramarins afin d’accompagner, dès que la situation sanitaire le permettra, la relance et l’avenir de ces filières ». « Une concertation des acteurs économiques a été engagée au niveau régional, afin d’échanger sur ces différentes mesures et de vérifier qu’elles répondent au mieux aux difficultés rencontrées par les entreprises du secteur du tourisme en Outre-mer, ou de procéder aux ajustements nécessaires”, poursuit le communiqué, également signé par Alain Griset et Jean-Baptiste Lemoyne.

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