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Nous sommes tous Charlie et nous ne déposerons pas les stylos

Le groupe Infopro Digital et les équipes de L’Echo touristique et de Meet-In tiennent à exprimer leur vive émotion et leur indignation suite à l'attentat meurtrier qui a frappé hier le personnel de Charlie Hebdo et les policiers qui en assuraient la protection.

A travers ces douze victimes, c’est la liberté de penser, de s’exprimer, de rire, d’être impertinent et d’avis différents qui a été atteinte. Pour nous, groupe média, cet événement nous renvoie à notre rôle et à nos responsabilités en tant qu’acteur et caisse de résonance de la démocratie. Et à la défense des valeurs fondamentales d’une République qui doit demeurer, malgré les attaques, une et indivisible.

C’est donc avec beaucoup de tristesse que nous adressons aux familles et proches de toutes les victimes nos pensées les plus émues.
A titre plus personnel, j'aimerais ajouter qu'hier je me suis sentie agressée dans mon intégrité de journaliste, mais avant tout d'être humain. Et j’avoue que cela m’ennuie, car c’était aussi cela l’objectif des assassins : menacer ce à quoi je tiens et ce qui m’est constitutif. Je suis d'une génération Hara-Kiri et Charlie Hebdo, comme mon confrère Dominique Gobert dont je salue l’édito de ce matin.

Pas biberonnée aux journaux satiriques mais Cavanna, Wolinski, Cabu et leur bande avaient quelques résonances chez moi. Souvent, je me disais en regardant leur Une le sourire aux lèvres "Non, ils ont osé ?! Eh oui… ". Bal tragique à Colombey, les caricatures de Mitterrand, Chirac et tant d’autres, quoiqu'on en pense, c'est notre patrimoine. Et puis, je les ai oubliées. Leurs Unes ont disparu des kiosques, ils ont commencé à sérieusement crever de faim, jusqu’à se rappeler à notre bon souvenir lors de l’affaire des caricatures de Mahomet. Jusqu’à hier enfin…

Je tâcherai donc de ne pas les oublier une nouvelle fois. Ça les tuerait, si vous me permettez ce mauvais jeu de mots que les intéressés me pardonneront, j’en suis sûre. Et je continuerai à écrire, parler, à penser, à rire ou à crier pour rester vivante et debout.

Voici quelques Unes qui caricaturent les travers de l'industrie du tourisme (cliquez pour agrandir) :

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