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MisterFly : « Nous avons toujours un peu d’activité, malgré le confinement »

Frédéric Pilloud, directeur du digital chez MisterFly, a pris sa calculette afin de mesurer l’impact du deuxième confinement sur les ventes.

« Nous avons toujours un peu d’activité, même sur le vol sec », note Frédéric Pilloud. Le directeur du digital chez MisterFly a fait le calcul : sur les huit premiers jours du mois de novembre, l’agence en ligne a vendu l’équivalent de 12,4% des réservations engrangées sur la même période un an plus tôt. Un pourcentage qui s’est maintenu le week-end dernier.

« Lors du premier confinement, les volumes étaient rapidement tombés à zéro, une fois les rapatriements effectués », ajoute-t-il. « Le contexte était différent, les Français ne pouvaient plus du tout voyager ».

Cette fois, les Français peuvent effectuer des déplacements « professionnels » ne pouvant être différés, ou voyager en invoquant un « motif familial impérieux », dixit l’attestation du ministère de l’Intérieur. Et, selon plusieurs sources, les autorités aéroportuaires n’effectuent pas de contrôle…

Des ventes surtout affinitaires

Quels sont les destinations les plus vendues en vols secs, sur des volumes au demeurant modestes par rapport à l’an passé ? La France, le Sénégal, Dubaï, le Maroc, les Antilles françaises, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Portugal.

« Ce sont principalement des pays et des destinations qui ont rouvert après de longs mois de fermeture. Les ventes proviennent surtout de clientèles affinitaires, qui voyagent pour des raisons impérieuses. Nous avons 30% d’allers simples ».

Sur l’ensemble des ventes de novembre, la moitié concernent des départs proches, l’autre moitié des départs à compter du mois de janvier. Les fêtes de fin d’année n’inspirent pas nos compatriotes, au regard des incertitudes sur cette période.

Hôtels secs : des réservations en recul de 70%

Sur l’hôtellerie sèche, qui représente l’un de ses axes de diversification, MisteFly réalise l’équivalent de 30% des réservations de l’an dernier.

« L’hôtel résiste mieux, mais presque uniquement sur la destination France », poursuit Frédéric Pilloud. Deux types de clientèle qui subsistent : les voyageurs professionnels, pour un déplacement à la dernière minute, et des particuliers qui préparent surtout leurs vacances de février 2021.

« Les Français savent que les réservations d’hébergement les engagent peu, compte tenu des conditions d’annulation sans frais. Dans l’aérien, c’est toujours plus compliqué. Des compagnies remboursent. D’autres imposent des reports » en émettant des avoirs, même si la règlementation européenne exige de privilégier le remboursement. Ce problème reste insoluble depuis le printemps, au grand dam des agences et des voyageurs.

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