Minorque Paradis sauvage
« »Elle est pitchoune, sauvage », dixit Aldo, un Marseillais croisé dans un hôtel-club à Palma. Pas d’exagération, sa description de Minorque est fidèle à la réalité ! Sur 50 km de long et 18 de large, l’île est un nuancier à ciel ouvert : terre rouge, collines verdoyantes, champs marron et jaune, vaches noir et blanc. Et partout, des centaines de kilomètres de murets en pierres sèches pour protéger les cultures de la tramuntana. Car à Min
Elle est pitchoune, sauvage, dixit Aldo, un Marseillais croisé dans un hôtel-club à Palma. Pas d’exagération, sa description de Minorque est fidèle à la réalité ! Sur 50 km de long et 18 de large, l’île est un nuancier à ciel ouvert : terre rouge, collines verdoyantes, champs marron et jaune, vaches noir et blanc. Et partout, des centaines de kilomètres de murets en pierres sèches pour protéger les cultures de la tramuntana. Car à Minorque, ça souffle dur, même par grand beau. Du coup, les pins et les oliviers sont courbés comme des vieillards. Déclarée Réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco, la végétation tranche d’ailleurs avec les îles voisines. Elle s’apparente au maquis, avec ses petites touffes d’épineux semblables à des brocolis, qui coiffent le sol rocailleux. Quelques stations balnéaires ont certes fleuri ici et là, mais Minorque reste la plus sauvage des îles des Baléares, prisée des randonneurs et des cyclistes. Parmi les incontournables, le mont Toro, à 357 mètres, offre une vue à 360°. Pour les collectionneurs, c’est aussi la Mecque du kitch religieux, dans la boutique adjacente à l’église. Ciutadella, à l’ouest, vaut aussi le détour. L’ancienne capitale est sans conteste la plus belle cité de Minorque, dont le vieux centre est classé monument historique. Son front de mer aménagé, ses belles façades jaunes et olive et ses charmantes placettes avec terrasses au soleil sont un hymne à la détente.
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