«Je dis " voyages de formation ", pour ne plus les associer avec des idées de beuveries et de fiesta », a décidé Philippe Rouas (Transat). « L'eductour-récompense pour comptables et secrétaires, c'est fini », constate Jean-Pierre Mas, « TO et agences sont tombés d'accord pour qu'il soit vu comme une formation ». D'où la mauvaise pratique de le déduire des congés, qui pénalise ceux qui ont une famille ? L'éternel débat est clos par la nouvelle fiscalité, qui taxera le « fam trip », hors temps de travail, comme « avantage en nature ».
Dans le même temps, le personnel est moins nombreux, et donc moins disponible, surtout les trois premiers mois. Des candidats ? Les TO long-courrier sont à la peine. Dans l'idéal, tout voyagiste rêverait de choisir son invité, parmi ceux qui le vendent le mieux. « C'est une formation, certes, mais elle a un coût : normal qu'on ait un retour sur investissement », continue Philippe Rouas. « Quand on emmène 150 agents tester le nouveau concept Club Eldorador, on le lit dans les ventes », observe Bénédicte Neichel (Thomas Cook), « car quand on ne parle que d'après Power Point, le client le sent ».
