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Mais qu’attendez-vous d’un eductour ?

Eductour pour « educational tour » : l'événement attendu dans la carrière de l'agent de comptoir. Mais la puissance invitante, qu'en attend-elle ? Deux demandes à concilier.

«Je dis " voyages de formation ", pour ne plus les associer avec des idées de beuveries et de fiesta », a décidé Philippe Rouas (Transat). « L'eductour-récompense pour comptables et secrétaires, c'est fini », constate Jean-Pierre Mas, « TO et agences sont tombés d'accord pour qu'il soit vu comme une formation ». D'où la mauvaise pratique de le déduire des congés, qui pénalise ceux qui ont une famille ? L'éternel débat est clos par la nouvelle fiscalité, qui taxera le « fam trip », hors temps de travail, comme « avantage en nature ».

Dans le même temps, le personnel est moins nombreux, et donc moins disponible, surtout les trois premiers mois. Des candidats ? Les TO long-courrier sont à la peine. Dans l'idéal, tout voyagiste rêverait de choisir son invité, parmi ceux qui le vendent le mieux. « C'est une formation, certes, mais elle a un coût : normal qu'on ait un retour sur investissement », continue Philippe Rouas. « Quand on emmène 150 agents tester le nouveau concept Club Eldorador, on le lit dans les ventes », observe Bénédicte Neichel (Thomas Cook), « car quand on ne parle que d'après Power Point, le client le sent ».

« Tout en lui montrant nos navires, expose Florence Gourdon (Brittany Ferries), on permet aussi au vendeur de parler de pays hors des sentiers battus ». Au risque que, demain, il les vende pour la concurrence ? C'est le risque à courir pour crédibiliser des pros du comptoir, qui souffrent d'avoir moins voyagé que le client. « Un eductour ne donne pas forcément les arguments pour lui faire changer de destination, pense Elisabeth Psaila (NF Toulon), « mais d'hôtel ou de forme de voyage, oui ». Muriel Heurtebize (Celtic) met un bémol : « À condition qu'il ne s'agisse pas d'un méga-voyage à 450 personnes avec visites en troupeaux : en complet décalage avec ce que vivra le client ! » Ces rassemblements sont, au moins, des moments pour discuter boutique et s'ouvrir à d'autres visions, comme Nathalie Wenner (Norest), ravie d'avoir découvert Chypre avec TUI – et des confrères allemands.

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