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Les pure players en quête de reconnaissance

Alors que Bercy accuse de tromperie des sites de réservations hôtelières, Level et le Snav militent pour un label. Histoire notamment de redorer l’image de tous les marchands du tourisme.

Les poursuites de Bercy a l’égard de sites de réservation d’hôtels « jettent l’opprobre sur tous les sites de tourisme », estime Christian Coulaud, vice-président du Syndicat national des agences de voyages (Snav). « On diabolise parfois le média Internet dans le souci de protéger les consommateurs, sans prendre en compte les contraintes technologiques de nos métiers, ajoute Frédéric Vanhoutte, président de Level. Si quelques sites sont défaillants, il est inutile de médiatiser l’affaire. Sinon, il y a un risque d’amalgame avec l’ensemble des acteurs. » Autrement dit, tous les pure players sont éclaboussés.

UNE CHARTE DE BONNE CONDUITE

Les agences en ligne puisent parfois dans des fichiers tampons, qui ne sont pas forcément à jour, ajoute Frédéric Vanhoutte afin de les défendre. « Nous devons nous rapprocher des institutionnels pour expliquer notre métier et ses contraintes opérationnelles, mais aussi afin d’établir une charte de bonne conduite des pure players. Il faut que nous rencontrions le secrétaire d’État au Tourisme. » Justement, Christian Coulaud, par ailleurs secrétaire général de Level, s’emploie à prendre un rendez-vous avec Frédéric Lefebvre, qui sera sans doute fixé après l’été. Il milite plus que jamais pour un label e-tourisme : « Level a toute légitimité pour en définir les engagements, en matière de qualité de service, processus de vente, choix des partenaires et transparence des avis clients. Le Snav doit en revanche l’accompagner afin de faire reconnaître le label auprès des pouvoirs publics et des consommateurs. Ce sera le défi le plus difficile. »

Et d’ajouter : « Le label n’enlèverait pas toutes les mauvaises pratiques. Mais il permettrait de sanctionner un contrevenant aux obligations retenues, en le lui retirant. » Frédéric Vanhoutte est sur la même longueur d’ondes, même s’il n’utilise pas les mêmes termes. Pour lui, le respect de la charte de bonne conduite s’imposerait à tous les membres de Level, et celle-ci pourrait être proposée aux TO qui vendent sur la Toile. Un projet qu’il défend déjà depuis plusieurs mois.

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