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Les avions civils abattus en vol depuis 40 ans

S'il se confirme, le scénario du tir de missile pour expliquer le crash de l’avion de Malaysia Airlines ne serait pas une première. D'autres appareils ont déjà connu le même sort, ou l’ont frôlé.

Abattu par un missile : c’est depuis hier soir l’hypothèse privilégiée pour expliquer le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines alors qu’il survolait la zone frontalière entre l’Ukraine et la Russie, où des opérations de guerre opposent depuis plusieurs mois l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes. S’il se confirme, ce scénario ne serait pas pour autant inédit. Au moins cinq appareils civils ont connu le même sort au cours des 40 dernières années, selon l'AFP.

C’est le 3 juillet 1988 que le crash d’un avion dans les mêmes circonstances avait jusqu’alors provoqué le plus de victimes. Un Airbus A-300 de la compagnie nationale Iran Air, assurant la liaison entre Bandar-Abbas et Dubaï (Emirats arabes unis), est touché peu après son décollage par deux missiles tirés d'une frégate américaine qui patrouillait dans le détroit d'Ormuz. 290 personnes trouvent la mort dans l’accident. L'équipage de l'USS Vincennes affirme avoir pris l'Airbus pour un chasseur iranien animé d'intentions hostiles.

Touchés par des avions de chasse

Cinq ans plus tôt, dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1983, un Boeing 747 sud-coréen de la Korean-Air-Lines (KAL) est abattu par la chasse soviétique au-dessus de l'île de Sakhaline, après s'être écarté de sa route, provoquant la mort des 269 passagers et membres d'équipage. Moscou ne reconnaîtra sa responsabilité que cinq jours plus tard, sous la pression internationale et après une condamnation du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Moins lourd en pertes humaines, le crash d’un Boeing 727 de la compagnie Libyan Arab Airline, le 21 février 1973, cause la mort de 108 des 112 personnes à bord. L’avion, qui assurait la liaison Tripoli-Le Caire mais s'était égaré, avait été intercepté par la chasse israélienne au-dessus du désert du Sinaï, alors occupé par Israël. Selon les autorités, l'avion avait refusé d'atterrir.

Erreurs de tirs

Le 27 juin 1980, un DC-9 de la compagnie Itavia avec 81 personnes à bord assurant la liaison Bologne-Palerme, explose quant à lui en vol près de l'île d'Ustica, au large de la Sicile. Les responsabilités et les circonstances de la catastrophe n'ont pas été établies mais l'hypothèse d'un missile tiré par erreur par les chasses américaine ou française pensant abattre un appareil libyen a été avancée.

Plus récemment, le 4 octobre 2001, c’est un Tupolev-154 de la compagnie russe Sibir assurant la liaison Tel-Aviv-Novossibirsk en Sibérie occidentale, qui explose au dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée (sud de l'Ukraine). 78 personnes, en majorité des Israéliens, trouvent la mort. Une semaine plus tard, Kiev reconnaît que la catastrophe est due au tir accidentel d'un missile ukrainien.

Le pire évité de justesse en 2002

D’autres vols commerciaux ont quant à eux évité de justesse le même sort. Le 28 novembre 2002, un charter de la compagnie israélienne Arkia Airlines est ainsi visé sans succès par deux missiles lors de son décollage de l’aéroport kenyan de Mombasa, alors qu’il s’envolait en direction de Tel-Aviv avec 261 personnes à bord. L’appareil termine son vol escorté par des avions de chasse israéliens. Le même jour, une attaque terroriste simultanée dans un hôtel de Mombasa détenu par des propriétaires israéliens avait causé la mort de 13 personnes. Totalement suspendues depuis cette date, les liaisons aériennes directes entre Israël et le Kenya pourraient reprendre d’ici fin 2014.

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