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Crash de Malaysia Airlines : les premières pistes

Le crash a été causé par le tir d'un missile. 298 passagers se trouvaient à bord, mais la liste définitive n'a pas encore été communiquée par la compagnie aérienne.

Quelles sont les causes du crash ?

D’après les experts, l’appareil, qui volait à 10 000 mètres d’altitude, n’a pu être abattu que par un missile sol-air puissant. Dans la zone où il a été abattu, les deux forces en présence disposent de missiles de ce type, appelés Bouk. Plusieurs indices laissent penser qu’il s’agit d’un tir effectué par erreur par les séparatistes ukrainiens pro-russes. Mais les hypothèses d'un attentat, d'un tir depuis un jet militaire ou d'un tir de l'armée ukrainienne, depuis le sol, n'ont pas été écartées.

De quelles nationalités étaient les passagers ?

298 passagers, dont 15 membres d’équipage, se trouvaient à bord. Il n’y a aucun survivant. D'après la dernière déclaration du ministre des transports malaisien, il ne reste que 20 identités à vérifier sur les 41 restantes. Etaient à bord : 173 Néerlandais, 44 Malaisiens, 27 Australiens, 12 Indonésiens, 9 Britanniques, 4 Allemands, 4 Belges, 3 Philippins, 1 Canadien, 1 Néo-zélandais. La nationalité de 20 personnes n’a pas encore été communiquée au grand public, Malaysia Airlines souhaitant prévenir auparavant les familles.

Le survol de l’Ukraine était-il déconseillé ?

Ni l’Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), ni l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), ni les différentes autorités nationales d'aviation civile n’avaient demandé aux compagnies aériennes d’éviter le survol de l’est de l'Ukraine. Seul le survol de la Crimée était déconseillé par l’AESA depuis le 14 avril. Mais plusieurs transporteurs, notamment Korean Air, Asiana, Qantas et China Airlines avaient modifié le parcours de leurs appareils pour éviter l'Ukraine depuis quelques mois.

Quelles sont les mesures de sécurité prises depuis le crash ?

La direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) a demandé ce 17 juillet aux compagnies aériennes françaises d'éviter le survol de l'espace aérien de l'Ukraine, à l'exception des vols à destination de l'aéroport de Kiev. Des mesures similaires ont été adoptées par la plupart des autorités d’aviation civile.

Eurocontrol, le gestionnaire de l'espace aérien européen, a annoncé rejeter désormais "tous les plans de vol comportant les routes" aériennes survolant l'est de l'Ukraine, une zone par ailleurs interdite de survol par Kiev.

Quel avenir pour Malaysia Airlines ?

Ce 18 juillet, l’action de la compagnie a perdu plus de 11%, reflétant l’inquiétude du marché qui s'interroge sur une vente ou une restructuration du groupe. Malaysia Airlines, avec la disparition du vol MH370 le 8 mars dernier, puis le crash du MH17, a perdu deux appareils en un an.

Un coup dur pour la compagnie, déjà en difficulté. Depuis 2010, elle affiche des pertes croissantes qui ont atteint environ 257 millions d’euros en 2013, en raison d’un sureffectif, de coûts élevés et d’une gestion compliquée par les interférences du gouvernement. La baisse des réservations constatées les derniers mois pourrait se renforcer dans les jours qui viennent avec ce nouvel incident, ce qui aggraverait encore la situation de la compagnie.

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