Légère embellie pour les compagnies américaines
Fortement concurrencés par les low cost sur leur marché intérieur, les transporteurs veulent encore réduire leurs coûts pour oublier l’après 11 Septembre.
L’avenir s’éclaircit pour les compagnies américaines, mais on est encore loin du grand beau temps. Il faut dire que certains transporteurs sont partis de très loin. C’est le cas de United Airlines, qui espère toujours sortir du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites durant le premier semestre 2004. Mais elle doit d’abord obtenir un financement de 1,6 milliard d’E auprès du Bureau de stabilisation du transport aérien (ATSB), une structure créée après les attentats du 11 Septembre pour venir en aide aux compagnies en difficulté. Les deux autres poids lourds du secteur, bien que toujours dans le rouge, ont nettement amélioré leurs performances. American Airlines a réduit sa perte de 1,8 milliard d’E au prix d’une restructuration draconienne. Même amélioration pour Delta, qui a diminué de 40 % sa perte nette en 2003. Le partenaire d’Air France se prépare toutefois à un nouveau tour de vis et s’apprête à rouvrir des négociations de baisses de salaires avec les pilotes. Une chasse au gaspi qu’entendent également poursuivre United et American. L’apport en argent frais est aussi vital pour US Airways qui, bien que sortie du chapitre 11 en mars 2003, va être obligée de vendre certains actifs pour ne pas replonger.
Peu de nouveautés vers la France
Seules Continental et Northwest sont parvenues à sortir la tête de l’eau, grâce à des ventes de participations. Le rapprochement entre Delta, Continental, et Northwest attendu au printemps, reste toujours d’actualité, en particulier pour faire face à la concurrence acharnée des compagnies à bas tarifs. Pour preuve, l’insolente bonne santé de Southwest, qui continue à régner sur le réseau intérieur américain (son bénéfice a presque doublé en 2003, à 442 millions d’ E). Dans ce contexte, les transporteurs américains restent prudents et ne devraient pas modifier leur plan de vol vers la France. Continental Airlines annonce cependant la mise en place d’un deuxième vol Paris-Newark à partir du 2 mai, qui ne sera pas suspendu cet hiver. US Airways proposera pour sa part cet été un deuxième vol quotidien vers Philadelphie.
