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Le tourisme est de moins en moins papivore

La quantité d’imprimés distribués par les voyagistes a baissé en 2010, selon un bilan de Staci Logimail. Mais la mise en place d’une véritable réflexion sectorielle permettrait de réaliser davantage d’économies.

En progrès, mais peuvent mieux faire. Selon le bilan annuel de Staci Logimail, qui gère la distribution des imprimés pour de nombreux tour-opérateurs français, les professionnels du secteur ont utilisé 12 300 tonnes de papier en 2010, contre 12 828 en 2009 et plus de 15 000 en 2008. De même, le nombre de brochures distribuées par la société est passé de 62 millions d’exemplaires il y a trois ans à 41 millions l’année dernière. Prise de conscience environnementale ou effet collatéral de la crise économique ?

CETTE TAXE N’EST PAS DISSUASIVE

D’après Christophe Berthelier, responsable fidélisation chez Staci Logimail, si les entreprises réduisent depuis deux ans leurs coûts, la crise économique n’explique pas tout : « Grâce à notre nouveau système informatique, les TO reçoivent des données précises et actualisées sur la diffusion de leurs brochures. Cela leur permet d’affiner la quantité à envoyer aux agences. » En quelques années, le volume de brochures reçues par la société logistique et non-distribuées aux agences a diminué de moitié, à 12,5 % du total en moyenne. « Un chiffre qui devrait encore baisser, car les TO gèrent mieux leurs flux », ajoute Christophe Berthelier. La taxe sur les tonnages de papier imprimés par les professionnels n’aurait en revanche pas eu d’influence significative sur la baisse de consommation de papier. « Elle ne vise qu’à couvrir les coûts de collecte et de recyclage, ce n’est pas une taxe dissuasive, mais responsabilisante », explique Mickaël Martin, responsable adhérents chez ÉcoFolio, l’organisme chargé de recouvrir l’éco-contribution sur les imprimés.

Autant pour des raisons économiques que de principe, les professionnels du tourisme ont intégré la nécessité de réduire la quantité de papier utilisée. Mais des marges de progression existent, tant sur la logistique que sur la conception et la fabrication des catalogues. Avec à la clef des économies potentielles, le coût d’une brochure pouvant atteindre 1 euro.

LE PAPIER A DE BEAUX JOURS DEVANT LUI

« Nous sommes prêts à les aider, à engager une réflexion sur le sujet avec le Snav et le Ceto et à travailler avec quelques TO pilotes », souligne Mickaël Martin. L’idée serait de travailler sur le plan qualitatif. La réduction du grammage permettrait d’économiser des milliers de tonnes par an. Mais pas question de faire disparaître le support papier : « La brochure est un outil de travail indispensable pour les professionnels », assure le responsable d’ÉcoFolio. Le grand soir de la version numérique, n’est pas encore arrivé.

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