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Le Snav en campagne d’Égypte

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«César [Balderacchi, ndrl] est resté douze ans. Moi, six ans. On s’attache à cette maison », a déclaré Georges Colson, président du Syndicat national des agents de voyages (Snav), lors de la présentation de ses voeux à la profession. D’ici à annoncer qu’il brigue un troisième mandat, il y a un pas qu’il ne franchit pas. « Je n’ai pas pris ma décision », répète-t-il à l’envi.

À ce jour, en tout cas, les candidats à sa succession ne se bousculent pas. « Jean-Pierre Mas a dit qu’il ne l’était pas. Je ne le suis pas non plus », rappelle François-Xavier de Boüard, coprésident d’AS Voyages. « Je ne suis pas intéressé, indique Richard Vainopoulos, président de TourCom. Georges me va très bien s’il veut se représenter. » Reste à savoir s’il abattra ses cartes lors des Rencontres du Snav, qui auront lieu à Louxor, en Égypte, du 22 au 26 janvier. En tout cas, Georges Colson est plutôt disert quand on l’interroge sur les chantiers prioritaires du syndicat, après le renouvellement de son bureau, le 28 avril : nouvelle convention collective, TVA, future directive européenne sur les voyages à forfait, formation, médiation avec le gouvernement. Sans oublier le Centre de formation imaginé avec l’Association de solidarité professionnelle du tourisme (APST), et le référentiel en préparation avec l’Afnor. Tout un programme, qui sera largement évoqué à Louxor.

Cet événement sera aussi l’occasion de revenir sur le projet de fédération des métiers du voyage… qui divise presque autant qu’il unit. « J’aimerais savoir, à cette occasion, quels sont les futurs chantiers du Snav, et comment il va évoluer dans le cadre d’une fédération où son absence me semble exclue », observe François-Xavier de Boüard. « Il faut une meilleure union des forces de la profession, ajoute Richard Vainopoulos. Sinon, nous risquons d’être inaudibles. » Georges Colson enfonce le clou : « Je mène le combat de l’union, qui fonctionne avec l’APST. Je souhaiterais qu’on le fasse aussi avec le Ceto. Je n’aime pas la division qui est, pour moi, le début de la faiblesse. Il est nécessaire de rassembler pour être entendu en France comme en Europe. »

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