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« Laissez-nous travailler ! » : L’Umih apelle les professionnels à « faire du bruit » le 2 octobre

Alors que la colère monte dans le secteur du tourisme, l’Umih demande aux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration de se mobiliser, chaque vendredi, et « aussi longtemps que nécessaire ».

Coup de froid sur les relations entre les professionnels du CHRD et le gouvernement après une “réunion de la dernière chance”, mardi, à Matignon. Si la prolongation du chômage partiel à 100% a été annoncée jusqu’à la fin de l’année pour le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés, les restrictions d’ouverture de certains établissements ne passe pas. Mardi, les représentants de l’hôtellerie-restauration ont pointé du doigt un manque de concertation avec le ministère de la Santé, demandant une discussion avec les autorités pour comprendre les chiffres sur l’évolution sanitaire sur la base desquelles ont été prises des mesures de restriction, sans véritable « concertation » ni « connaissance de nos métiers ».

Appel à la mobilisation générale

Et alors que dans l’ensemble des métiers du voyage, la colère monte, l’Umih appelle à son tour les professionnels des cafés, hôtels, restaurants mais aussi traiteurs ou discothèques à la mobilisation générale, à se mobiliser, sur l’ensemble du territoire. « Nous ne voulons être ni réduits à la mendicité, ni payés par l’État. Un seul message au gouvernement : laissez-nous travailler ! », martèle Roland Héguy, le président confédéral de l’Umih.

Le premier rassemblement est fixé vendredi, à 11h45. Les professionnels sont invités à sortir devant leur établissement, “en faisant du bruit avec un signe distinctif, symbole de deuil de nos métiers : casquette, tee-shirt, masque, bannière, brassard…”, demande l’Umih. Une mobilisation qui pourra être reconduite chaque vendredi, aussi longtemps que nécessaire, annonce l’Umih. Le syndicat professionnel ne cache en effet pas sa colère face aux récentes décisions de fermeture anticipée, voire de fermeture totale dans la région d’Aix-Marseille Provence et dans le département de la Guadeloupe, de certains établissements.

« Les pouvoirs publics tentent de nous endormir »

« À nouveau, les pouvoirs publics ont essayé de gagner du temps en tentant de nous endormir par des promesses d’aides, qui ne seront pas suivies des faits sur le terrain et dans les trésoreries de nos entreprises », s’insurge ainsi l’Umih. “L’impossibilité de travailler pour les hôtels et les traiteurs, la fermeture des discothèques, des bars et des restaurants ne cassent en rien la chaîne de contamination. Bien au contraire, la restriction horaire ou la fermeture des restaurants et des bars donnent le feu vert aux rassemblements sauvages sur la voie publique ou dans des lieux privés, sans aucun respect du moindre protocole sanitaire, sans distanciation physique, sans contrôle », argumente le syndicat.

« Les professionnels refusent d’être les boucs-émissaires du gouvernement qui n’assume pas ses responsabilités, ni son incapacité à faire appliquer les mesures sanitaires déjà prises ces derniers mois. » Mardi soir, le secrétaire d’État chargé du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, a de son côté rendu hommage au « professionnalisme des acteurs » du secteur, qui « se sont dits ouverts à continuer à actualiser les protocoles sanitaires » qu’ils appliquent, « voire à les renforcer pour pouvoir maintenir une activité », sur Franceinfo. Toutefois « le virus se propage lorsqu’il y a de nombreuses interactions et dans certains bars, on l’a vu, il y avait des gens qui étaient debout, qui étaient à proximité, ce qui a pu parfois favoriser une circulation du virus », a-t-il plaidé, soulignant la recrudescence de l’épidémie partout en Europe.

1 commentaire
  1. JC dit

    que les agents de voyages prennent de la graine et se mobilisent aussi avec eux… vivre sous perfusion n’est pas la solution à moyen terme. Dans quelques mois on verra ce que cela donne

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