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Marineland juge « injuste » la menace qui pèse sur les delphinariums

L’interdiction prochaine de la reproduction et de l’introduction de nouveaux orques et dauphins dans les delphinariums français aura un impact sur trois parcs situés dans l’Hexagone.

Dans les tuyaux depuis plusieurs années, « la présentation d’animaux sauvages dans les cirques itinérants, ainsi que la reproduction et l’introduction de nouveaux orques et dauphins dans les trois delphinariums du pays », vont être progressivement interdites en France, a annoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. La France emboîte ainsi le pas à une vingtaine de pays européens ayant déjà pris des dispositions allant dans ce sens, invoquant le « bien-être de la faune sauvage captive ».

Effective « dans les années qui viennent » selon la ministre, la décision est qualifiée « d’injuste et injustifiée » par Pascal Picot, le directeur général de Marineland à Antibes. C’est l’un des trois parcs de loisirs à abriter un delphinarium en France métropolitaine. « Clairement, l’intention du message de Barbara Pompili, c’est la fin des delphinariums en France, mais selon quel calendrier, on ne sait pas ». « On estime que c’est injuste et injustifié parce que notre métier, c’est le bien-être animal, l’éducation, la recherche et la conservation. Donc on ne comprend pas cette décision », poursuit le responsable du plus grand parc d’attraction marin d’Europe.

Un nouveau cadre légal en chantier

Le parc, qui héberge 12 dauphins et quatre orques, a notamment fait sa réputation avec les spectacles mettant en scène ses mammifères marins. Dans un communiqué, Planète Sauvage, un parc animalier de la région nantaise qui abrite également un delphinarium dans sa « cité marine », rappelle que sa priorité « a toujours été, reste et restera d’assurer le bien-être des animaux. Planète sauvage est favorable à l’évolution du cadre législatif encadrant l’activité des parcs zoologiques ». Le parc, qui se dit « pleinement engagé dans des travaux de concertation » visant à établir ce nouveau cadre légal, estime « indispensable de poursuivre [ses] travaux scientifiques et de continuer à sensibiliser le grand public sur les dangers qui menacent la faune marine ».

Au Parc Astérix, le delphinarium est l’une des attractions les plus emblématiques du parc. Inauguré en 1989, le spectacle, qui dure 20 minutes et peut-être joué jusqu’à trois fois par jour, attire à chaque fois des centaines de visiteurs. Mais l’offre en pleine évolution du Parc Astérix semble amoindrir l’impact de ces mesures pour le plus gaulois des parcs de loisirs. Comme pour le Moorea Dolphin Center, peu cité, mais qui abrite le quatrième et dernier delphinarium du territoire français, dans un lagon, au sein de l’hôtel Intercontinental de Mooréa, en Polynésie française.

Pour soutenir les sites concernés la reconversion des cirques ambulants (les cirques et autres spectacles sédentaires ne sont pas concernés) et des personnels des delphinariums du pays, le gouvernement a promis de mettre une enveloppe de 8 millions d’euros sur la table. Une somme jugée « ridicule » par Pascal Picot.

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1 commentaire
  1. SUZANNE JOURLET dit

    Bonjour Qu’il y ait un encadrement et une surveillance très stricts, c’est indispensable, mais je suis contre cette mesure péremptoire de tout interdire, delphinariums, cirques, parcs … au nom d’une idéologie, soi-disant écologique, mais en réalité à mon humble avis qui ressemble plus à la « doxa » des végans qui sont pour l’interdiction de tout élevage quel qu’il soit. J’ai même entendu ce matin dans une émission télé, que cette mesure, d’après des commentateurs interrogés, devrait également s’étendre aux ânes, chevaux …Bientôt ce sera au tour de tous les animaux domestiques ??? et les aquariums ???
    Cette mesure ne devrait pas se résoudre par une loi mais être soumise au peuple par référendum, car les écologistes représentent au mieux 10 % de la population …

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