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« La Guyane, c’est l’Amazonie à la française »

« Émilie Lacastaigneratte, forfaitiste chez Guyane Authentique, a découvert cette destination, plus un morceau du Brésil et du Surinam, lors de l’éductour « Amazonie » organisé par le CTG. »

Ayant intégré récemment l’équipe d’Ailleurs – Guyane Authentique, il fallait que je me rende compte des atouts mais aussi les inconvénients concrets de la destination. Depuis des années, le Comité du tourisme de Guyane (CTG) mène une politique de promotion commune avec ses voisins et organise un éductour sur un produit qu’ils souhaitent lancer et qui nous intéresse : le combiné Guyane/Brésil/Surinam. Trois pays, trois cultures, trois gastronomies en un seul voyage, l’idée est belle… Restait à voir la réalité du terrain ; ce que nous avons été invités à faire, deux TO suisses et moi-même. Nous avons donc découvert Macapá, capitale de l’État brésilien d’Amapá, au sud de la Guyane, où nous avons eu un accueil adorable. L’équateur passe en ville et une ligne le symbolisant y a été tracée : on a un pied dans l’hémisphère Sud, l’autre dans l’hémisphère Nord, c’est sympa. J’ai beaucoup aimé aussi la balade en pirogue sur l’Amazone, le bain dans ce fleuve mythique et la visite d’un village de constructeurs de bateaux, Santana, resté très authentique. L’hôtellerie, en revanche, m’a déçue. Macapá manque encore d’hôtels récents de bonne capacité et, surtout, très peu de gens parlent anglais, même dans la profession ; ça, c’est un gros problème. Le Surinam, en revanche, a été un vrai coup de coeur : des gens plein d’humour, une capitale multiculturelle, Paramaribo, avec un quartier colonial hollandais superbement conservé, des hôtels en pagaïe, dont un Best Western, tout neuf et l’arrivée du Marriott l’an prochain. Et une cuisine indonésienne à tomber par terre (on a très bien mangé partout !). Avec ça, des fleuves aménagés avec plages de sable et excursions dans des paysages superbes. Seul hic : les routes, désastreuses. Moi, c’était ma première expérience des pistes tape-cul en latérite rouge, alors j’ai adoré. C’est comme voir certaines destinations en Afrique : il faut préparer le client, lui expliquer que ces inconvénients font partie de l’aventure, lui donnent du piquant et garantissent son authenticité.

Une nature fabuleuse. Mais pas que ça…

En Guyane, on n’a pas ce problème ; on est en France : hôpitaux, infrastructures, routes excellentes, cela rassure de sentir ça derrière soi quand on part à l’aventure en forêt. Le coeur de ce département français est là : nature et culture pour des gens ayant déjà un peu voyagé et prêts à connaître parfois un confort rustique pour goûter à l’authenticité. Côté modernité, la visite du Centre spatial de Kourou m’a passionnée du début à la fin avec des explications à la portée de tous. Les îles du Salut, le bagne, c’était à la fois beau et poignant, plein d’émotions. Et puis les marais de Kaw et la plage des tortues à Awala (mais ce n’était pas la saison de la ponte). Quant à mon expérience en forêt, outre l’aller-retour extra à Cacao en pirogue, je suis restée au camp Cisame deux jours : marche en forêt pieds nus, descente du fleuve à la nage, initiation à l’orpaillage, concert des singes hurleurs… Une démystification totale de l’enfer vert. On arrive là avec un peu d’appréhension et on repart comblé par cette communion avec la nature ; fier de soi en plus ! J’ai fait une bonne partie de ce que font les clients et je peux affirmer que la Guyane, ce n’est Que du bonheur ! : plein de premières fois et des premières fois qui marquent. Pour conclure sur notre combiné Amazonie ; je vote oui à 100 % pour le Surinam, mais, pour le côté brésilien de l’Amapá, je suis plus réservée…

« En Guyane, il y a plein de première fois. Des premières fois dont on ressort enchanté, fier de soi et que l’on n’est vraiment pas prêt d’oublier »

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