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La Grande-Bretagne, oui, mais pas toute…

La Grande-Bretagne a battu des records de fréquentation en 2006. Mais si Londres et le sud de l’Angleterre se taillent la part du lion en brochure, l’Ecosse et le Pays de Galles sont à la peine

Enterré l’antagonisme historique entre Français et Britanniques ? Sur le plan touristique tout au moins, les relations sont au beau fixe ! L’Office du tourisme Visit Britain, qui dévoilera en avril les chiffres de fréquentation définitifs pour 2006, s’attend à une progression de l’ordre de 11 % sur le marché français. Déjà, de janvier à septembre 2006, près de 3 millions de Frenchies se sont rendus en Grande-Bretagne (chiffre incluant l’Irlande), du jamais vu ! Certes, nombre de nos compatriotes se débrouillent par eux-mêmes pour y organiser leurs vacances, à grand coup de réservations sur les sites des agences en ligne et des compagnies low cost. Mais face à cet univers de forte concurrence, voyagistes et agences font de la résistance, et pourront s’appuyer cette année sur une actualité particulièrement forte.

Londres va ainsi donner le 7 juillet le coup d’envoi de la 94e édition du Tour de France. Transporteur officiel des coureurs cyclistes, la compagnie de ferries SeaFrance (650 000 voitures acheminées en 2006, +7,7 %/2005) lance pour l’occasion le forfait Le sud de l’Angleterre à vélo (avec 2 nuits en B & B), via son TO maison SeaFrance Voyages. En novembre, c’est le rail qui mettra la capitale anglaise sous les projecteurs. Eurostar (7,8 millions de voyageurs en 2006, +5 %/2005) inaugurera le deuxième tronçon de sa ligne à grande vitesse et St Pancras International, sa nouvelle gare située au coeur de la City. Londres ne sera plus qu’à 2 h 15 de Paris (contre 2 h 35 actuellement de Waterloo International). La compagnie ferroviaire ouvrira à cette occasion une seconde gare à Ebbsfleet, dans le Kent, facilitant aux voyageurs l’accès de cette belle région du sud de l’Angleterre, mais aussi aux Docklands, à l’Essex et au Sussex.

Londres (1,3 million de Français en 2005), le sud et le sud-ouest de l’Angleterre (aidés par la desserte des compagnies de ferries) représentent d’ailleurs les valeurs sûres des TO, dont les ventes progressent chaque année. Mais pour le reste du pays, c’est plutôt le no man’s land en brochure. On a essayé de vendre le Nord et le Centre mais il n’y a rien à faire, les Français ne veulent pas y aller. Ils associent encore le pays à une météo pluvieuse, une monnaie chère, un hébergement médiocre et à la conduite à gauche, regrette Emmanuel Chevillotte, directeur du spécialiste HMS. L’Ecosse et Londres ont toujours eu une image forte auprès des Français à la différence du Pays de Galles et du reste de l’Angleterre, ajoute Isabelle Amice, chef de produit chez Gaéland Ashling, dont les ventes autour de Cardiff ont du mal à décoller, tout comme chez Brittany Ferries.

Une destination exotique ignorée

De l’avis de tous, la Grande-Bretagne est une destination exotique à seulement 2 h 30 de la France et nos compatriotes n’en n’auraient pas conscience ! Le potentiel est donc énorme, mais souffre d’un gros déficit d’image. VisitBritain, estime pour sa part que la France est un marché arrivé à maturité et consacre plutôt ses fonds (réduits ces dernières années) aux marchés émergents (Chine et Europe de l’Est en tête). La notoriété viendra peut-être des régions britanniques elles-mêmes, de plus en plus nombreuses à investir financièrement pour se faire connaître dans l’Hexagone. Il en va ainsi du Kent, de Guernesey ou de Londres, qui ont fait appel à la casquette d’agence marketing de VisitBritain, ou encore des East Middlands, qui viennent de confier leur représentation à l’agence parisienne Mocca. Marchera, marchera pas ? That is the question…

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