La Côte au Vent
La route du rhum
Longeant la Côte au Vent, la route serpente à travers une nature exubérante. Ne pas hésiter à s’offrir des détours, pour les points de vue qu’offre la route des crêtes. A perte de vue, les champs de canne dégringolent vers la mer. Au large, un chapelet d’îlets et de hauts fonds scintillent sous le soleil. Ce pourrait être un tableau de Gauguin. Un camion chargé de canne peine dans la côte : nous sommes en période de récolte, la première depuis Dean, une preuve de la force de la nature de cette île volcanique et généreusement arrosée, où tout pousse très vite. Habitée depuis la nuit des temps, Madinina, l’Ile aux fleurs, était encore vierge à l’arrivée des Européens. C’est la culture de la canne à sucre, dès le xviie siècle, qui a tout bouleversé, façonnant les paysages et le destin de ce minuscule pays de l’Amérique. Une seule usine de sucre est encore activité, au Galion. Le reste va dans les distilleries de rhum agricole : visite conseillée, si possible dans une usine à l’ancienne, comme JM, à Macouba. Plus touristique, l’habitation Clément, au François, est un grand classique des routes du rhum. Soigneusement entretenue, cette fabrique offre un voyage dans le temps, dégustation dans les chais incluse, et le plaisir supplémentaire d’accueillir des expos d’art créole contemporain. Autour du thème, l’excursion à la Baignoire de Joséphine est culte : dégustation de ti’punch avec de l’eau jusqu’au nombril, c’est du ludique traité à la chaîne, mais on peut aimer l’expérience… Beaucoup moins futile, la Maison de la Canne, aménagée dans l’ancienne habitation Vatable, près des Trois Ilets, invite pour sa part à partager une douloureuse leçon d’histoire, avec l’exposition Une terre, une plante, un peuple. On apprend plus ici sur la société martiniquaise et l’esclavage que sur la canne à sucre…
en brochure
charme
Près de la Trinité, séjour à Saint-Aubin, une ancienne habitation transformée en hôtel. A partir de 143 E la nuit chez iles-resa.com.