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L’APST et l’ECTAA ont IATA dans le collimateur

L’APST et l’ECTAA ont profité du congrès du SNAV pour lancer un message d’alerte sur les pratiques de plus en plus strictes de IATA, qui ont pour conséquence le renoncement par les agences de voyages de l’agrément.

 
La SCAV (Société Coopérative des Agences de Voyages) pourrait bien ne jamais voir le jour.
 
Raoul Nabet, président de l’APST à l’origine du projet de cette caisse de caution qui vise à aider les agences ne pouvant plus répondre aux nouveaux critères de liquidité de IATA, commence à se désespérer de la situation. “Le dossier a été déposé sur le bureau de IATA en juin et l’APST a reçu le 16 janvier (soit 7 mois plus tard, ndlr) un courier précisant que l’assureur qui prendra part au projet doit être noté A par les agences de notation ”, explique t-il. Or, l’APST avait conclu un accord avec Groupama l’été dernier mais depuis le mois de septembre, l’assureur a vu sa note baisser d’un cran par Standard & Poor’s et est désormais classé B.
 
“La situation est-elle bloquée?” s’interroge à juste titre Raoul Nabet. D’autant que d’après Michel de Blust, secrétaire général de l’Ectaa (le SNAV européen), assure que “IATA a modifié la plupart des critères financiers en Europe afin d’avoir une seule série de critères pour le monde entier afin de sous-traiter en Inde l’ensemble de l’audit des agences accréditées”. Dans ce contexte, Michel de Blust constate que “ les agences de voyages quittent de plus en plus IATA pour travailler avec des consolidateurs” et regrette que “hormis Air Canada, aucune compagnie aérienne ne s’est inquiétée de l’évolution de IATA”.
 
Interrogé sur ce sujet, Alexandre de Juniac, nouveau PDG d’Air France, n’a pas su répondre à cette question “très technique”.
 
 

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