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L’aérien entré en résistance

Surpris par le séisme du 11 septembre, le secteur aérien a su pourtant montrer ses capacités de résistance et d'adaptation pour faire face à d'autres crises, encore plus grave financièrement pour lui.

Pour l'aérien, la collision des deux B767 sur les tours jumelles du World Trade Center le 11 septembre 2001 fut l'une des plus grandes épreuves auxquelles il a du faire face depuis la seconde guerre mondiale. Ce jour-là, « toute personne connaissant l'aérien savait que cette industrie ne serait plus jamais la même », explique Antony Tyler, le nouveau directeur général de L'association internationale des transporteurs aériens ( Iata ), qui, pour le dixième anniversaire de la tragédie, a rappelé la semaine dernière les conséquences de ces attaques terroristes. « Nous ne savions pas sa capacité de résistance et quelle direction allait prendre cette industrie », poursuit-il.

Dix ans plus tard, les professionnels ont la réponse. Entre 2001 et aujourd'hui, le secteur à presque doublé son chiffre d'affaires, passant de 307 M$ à une prévision de 554 M$ sur l'exercice 2010-2011. De même, il va transporter cette année un milliard de plus de passagers qu'en 2001. « Une décennie après l'événement, il n'y a plus aucun doute sur notre capacité d'adaptation », se réjouit Antony Tyler. Mais cette résistance n'est pas allée de soi. Après les attentats, il a fallu attendre cinq ans pour revenir à la rentabilité, même si le niveau de chiffre d'affaires et de trafic de 2000, avaient été atteints dès 2004. Lors de la crise financière de 2008, que Giovanni Bisignani alors président de Iata, avait estimé être plus grave pour le secteur que le 11 septembre, il n'a fallu qu'une grosse année aux compagnies pour retrouver leur rentabilité, alors qu'elles avaient accumulé plus de pertes qu'en 2001. Le chiffre d'affaires de l'aérien a en effet chuté de 14 % ( 82 Md$ ) en 2009 contre « seulement » de 6 % ( 22 Md$ ) entre 2000 et 2001. Mais en 2001, les compagnies n'étaient pas préparées à de tels séismes.

Si toutes ont été prises par surprise en 2001, elles ont par la suite renforcé ou modifié leur modèle, non sans de douloureux plans de restructuration et d'économie. « Air France a su s'adapter en ajustant ses capacités mais aussi s'est fortement mobilisée sur le traitement des crises et a investi sur des produits innovants qui répondent bien aux situations d'instabilité : Air France Connect, lancé en février dernier, en est un très bon exemple », explique Christian Boireau, DG adjoint commercial d'Air France. Aujourd'hui, après deux crises majeures, les transporteurs savent être plus agiles car « les cycles de croissance se réduisent à 2 ou 3 ans », constate Ali Miaoui, DG de Tunisair France. C'est le signe d'une instabilité, inaugurée par le 11 septembre.

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