Espagne : vers une année 2025 record dans les aéroports
Les aéroports espagnols ont accueilli 63,7 millions de passagers internationaux au premier semestre 2025, soit 6% de plus qu’en 2024.
Les aéroports espagnols ont accueilli 63,7 millions de passagers internationaux entre janvier et juillet de cette année, soit une augmentation de 6% par rapport à la même période l’an dernier. La fréquentation des aéroports ibériques se dirige vers un nouveau record en 2025, d’après les données de Turespaña publiée cette fin août par le ministère espagnol de l’Industrie et du Tourisme.
L’été s’annonce aussi prometteur, avec une capacité aérienne programmée à 246,8 millions de sièges entre avril et octobre, dépassant les prévisions de l’année précédente. Cette tendance laisse entrevoir un volume annuel qui pourrait largement dépasser les 300 millions de passagers, et établir un nouveau record pour l’Espagne.
Quels marchés émetteurs ?
En tête des arrivées de voyageurs : les provinces de Madrid, de Catalogne, les îles Baléares, Canaries, l’Andalousie puis Valence. Madrid-Barajas reste l’aéroport le plus fréquenté, suivi de près par Barcelone-El Prat et Palma de Majorque.
Tous les marchés émetteurs sont en hausse sur les arrivées de 2025, à l’exception de l’Allemagne, en légère baisse de 0,6% à 1,6 million de passagers. Le Royaume-Uni, premier marché émetteur, enregistre une nouvelle hausse de 4% des arrivées à 2,7 millions de passagers, quand la France reste stable à 868 000 arrivées, soit 7,4% des arrivées en Espagne.
La France à la traîne ?
Cette saison 2025 record s’inscrit dans un contexte favorable pour le tourisme espagnol, avec une augmentation constante du nombre de visiteurs étrangers : +13% entre janvier et juin 2025, attestant d’une reprise vigoureuse après les années de pandémie.
La croissance du trafic aérien en Espagne est régulièrement citée par l’Union des aéroports français (UAF) dans son combat contre la taxation jugée trop lourde des aéroports tricolores. Alors que l’Italie, l’Espagne ou le Portugal affichent une croissance du trafic aérien de 13 à 17% par rapport à 2019, avec des taxations légères voir inexistantes, la France accuse une baisse de 4%. Un recul qui n’est pas conjoncturel, mais qui résulte d’une politique « assumée » de décroissance du transport aérien, de l’avis de l’UAF, qui avait une fois de plus tiré la sonnette d’alarme début juillet.
