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eDreams Odigeo : des licenciements contestés en France

Le ministère du Travail estime que le motif économique du licenciement n’est pas établi, dans une décision du 15 juin. Un point de vue qui pourrait peser dans les actions en cours au niveau des Prud'Hommes.

La balance penche, pour l'instant, du côté des employés congédiés. Fin 2015, l’Inspection du travail avait refusé d’autoriser le licenciement de salariés protégés au sein d’eDreams Odigeo France. Le ministère du Travail a confirmé cette décision, en date du 15 juin 2016, indique Maître Céline Bruneau, qui défend les intérêts des salariés remerciés par le bureau parisien.

"L’employeur ne démontre pas que la concurrence est croissante et impacte de façon significative la rentabilité de ses activités sur le marché des agences de voyages en ligne", justifie le ministère. "Les éléments apportés par l’employeur ne permettent pas de caractériser la menace pesant sur la compétitivité du groupe". Quelques salariés protégés, que l'entreprise a voulu congédier, seraient concernés.

Des audiences en septembre 2016 et mars 2017

Interrogé à ce sujet ce matin, Odigeo France n’était pas revenu vers nous au moment de notre bouclage. Il est possible que le groupe entreprenne un recours, pour ne pas donner des arguments à la partie adverse, lors des prochaines audiences, aux Prud’Hommes.

Pour mémoire, en novembre 2014, le numéro un européen du voyage en ligne eDreams Odigeo annonçait son intention de supprimer 112 postes en France, avec des solutions de reclassement pour les personnes touchées. In fine, environ 100 personnes ont été licenciées dans le cadre de son Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE). 70 à 75 ont attaqué Go Voyages afin de contester le motif du licenciement, qualifié d'économique par la direction. Une action collective est ainsi menée, depuis plusieurs mois, par des salariés licenciés dans le cadre du PSE. L’affaire a été renvoyée au 9 juin 2015, puis au 24 mars 2017 pour 50 salariés (mais aussi au 14 septembre s'agissant d'une salariée).

"Les décisions du ministère du Travail ne s’imposent pas au Conseil des Prud’Hommes", rappelle Me Bruneau, qui espère toutefois qu’elles puissent influer sur l’appréciation du licenciement dit économique.

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