Djerba A la campagne
Plantations de palmiers échevelés et d’oliviers noueux, villages blancs, rivages dorés, dromadaires ou ânes solitaires, étals de légumes colorés… A force de voir défiler dans les brochures une liste interminable d’hôtels tous plus élégants les uns que les autres, on avait oublié que Djerba avait une campagne harmonieuse et tranquille, miraculeusement préservée, où les dômes blancs des menzels (petites habitations blanches) émergent de
Plantations de palmiers échevelés et d’oliviers noueux, villages blancs, rivages dorés, dromadaires ou ânes solitaires, étals de légumes colorés… A force de voir défiler dans les brochures une liste interminable d’hôtels tous plus élégants les uns que les autres, on avait oublié que Djerba avait une campagne harmonieuse et tranquille, miraculeusement préservée, où les dômes blancs des menzels (petites habitations blanches) émergent de vergers d’amandiers en fleurs, de figuiers, de grenadiers. Dans la ville de Houmt Souk, c’est la criée à la halle aux poissons. Les ventes se font à toute vitesse et sitôt l’affaire réalisée, les acheteurs s’en vont, leurs achats du jour enfilés comme des colliers sur des branches d’osier. Quand les marchands de souvenirs sont un peu envahissants, il suffit de pousser jusqu’à Midoun, ou Al-Kantara, au bout de la chaussée romaine, pour retrouver la paix à la terrasse d’une gargote, d’un café maure. Le long de la côte, de grandes plaques de sel miroitent au soleil. Dans l’eau, juché sur une patte, un héron guette le poisson de son déjeuner. Des pêcheurs ramassent leurs filets, que la vie est belle !
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