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Dimitri Demetriou, directeur de l’Office du tourisme de Chypre à Paris

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Au service de l’État

Après 23 participations à IFTM-Top Resa et 32 années à l’OT, je tire ma révérence. J’anticipe ma retraite de quelques mois car il y a des projets avec échéance à plusieurs années. Je souhaite que mon successeur puisse les mettre en oeuvre sur la durée. Je me suis mis au service de l’état chypriote en 1980, après l’invasion turque, alors que je me destinais à la direction marketing d’un labo pharmaceutique. La famille du tourisme m’a adopté. Merci à ceux qui ont salué mon départ. Je ne peux pas répondre à tous.

Douce France

J’ai quitté Chypre un 15 août par la mer pour venir faire en France mes études de génie civil. J’ai débarqué à Venise et rallié Paris en train. J’avais 19 ans et connaissais vos écrivains classiques, vos philosophes. C’est la France des Lumières, Paris et aussi les Parisiennes qui m’ont attiré. Je suis d’ailleurs mariée à une Française.

La vie en roses

La Normandie est ma terre d’adoption. C’est la mer la plus proche de Paris. Et moi qui viens du pays où il y a du soleil 365 jours par an, je peux y faire du jardinage sans arroser… Je possède 2000 m2 de terrain et je plante plus que la mairie de ma commune ! Je ne sais pas si mon nom restera dans le tourisme, mais j’espère bien le laisser dans l’horticulture avec une rose. J’essaie des croisements.

Mon beau pays

Un rêve que je n’aurais pas exaucé : faire visiter mon île réunifiée, dans sa totalité et que les TO puissent la programmer ainsi.

Des avions et des clubs

Le transport aérien a toujours été le maillon faible de Chypre. J’ai été broker malgré moi. Personne ne voulait affréter. Je l’ai fait, à l’époque d’Air Charter. J’ai essayé d’être le petit facteur qui facilitait les choses entre professionnels. Mais, le problème de Chypre reste l’absence de clubs, condition pour des vols de province. Or, les hôteliers chypriotes préfèrent gérer eux-mêmes et le marché britannique leur convient. J’aurais mieux réussi à développer le marché français si j’avais été hôtelier privé plutôt que directeur de l’OT

Soleil !

Mercredi 26 septembre, c’était mon dernier jour à l’Office, rue de la Paix à Paris. Au moment de partir, un orage a éclaté. Il a tellement plu que je ne pouvais pas sortir ni traverser la rue. C’est comme si le ciel s’était mis à pleurer ! Mais moi je suis un homme heureux, en toutes circonstances et je suis honoré d’avoir pu travailler en France et apporter ma contribution au secteur du tourisme.

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