Deux nouvelles bases pour relancer Air France
La compagnie a lancé deux bases de province à Toulouse et Nice pour l’aider à retrouver l’équilibre financier. Mais ce ne sera pas suffisant.
Le lancement cette semaine des ventes des offres Bases de province à Toulouse et Nice a donné l’occasion au nouveau PDG d’Air France Alexandre de Juniac de montrer sa détermination à sortir la compagnie du rouge. Il prépare ainsi un plan en deux temps, avec un volet pouvant porter sur le gel des salaires présenté en janvier et un autre, en mai-juin, avec une réflexion sur un nouveau siège affaires complètement plat, mais aussi sur un ensemble de nouveaux services, assortis à d’importantes économies. Pour y parvenir, les deux bases de Nice et Toulouse, auxquelles s’ajoute celle de Marseille ouverte en octobre, va servir de laboratoire pour le futur d’Air France. Leur fonctionnement repose sur des gains de productivité sur les avions de 40 %, des coûts réduits de 15 % grâce à l’accroissement des horaires de travail de 25 % pour une augmentation de salaires de 10 % et surtout une équipe volontaire « soudée par un projet, à la manière d’une PME, avec une organisation plus réactive autour d’un pôle à quatre composé de PNC, PNT, escales et direction régionale », analyse Christian Lahccen, directeur régional qui pilote la base toulousaine. « À Marseille, nous avons déjà modifié certains horaires et nous allons rajouter d’autres lignes pour mieux répondre aux besoins des passagers et des tour-opérateurs », poursuit-il. Au total, « les trois bases devraient compter 50 nouvelles lignes, accroître le trafic de 30 % et apporter 950 ME de recettes en 2012 » a estimé Bruno Matheu, directeur général délégué commercial. Pour autant, la recette Base n’est pas un miracle et même si l’objectif affiché par le PDG est « d’atteindre l’équilibre des résultats du court et moyen-courrier en 2013 », selon Alexandre de Juniac, le plan Base ne pourra réaliser « que moins de la moitié du chemin » pour y parvenir.
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