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Comment je suis passé au zéro brochure dans mon agence

C’est en partant du constat que, chaque année, l’agence jetait 2 tonnes de brochures, qu’en 2010, Jean-Pierre Perez Parlato, le directeur d’Agétours Voyages à Nice, a décidé de réduire drastiquement le papier gaspillé. Une démarche qui lui a valu de recevoir le mois dernier le trophée AS Voyages du tourisme durable dans la catégorie projet envi

L’Echo touristique : Quand avez-vous arrêté de donner des brochures à vos clients ?

Jean-Pierre Perez Parlato : cela fait deux ans que nous avons décidé de ne plus donner de brochure aux clients car nous nous sommes rendu compte que cela ne servait à rien et que c’était totalement has been. Nous consultons directement les sites BtoC des TO avec eux. Ils ont l’avantage d’avoir une navigation facile et d’être actualisés.

En pratique, comment appliquez-vous cette démarche ?

Jean-Pierre Perez Parlato : J’envoie tout par mail et sur mobile et quand les clients veulent absolument la brochure, je leur explique que je n’en ai pas. Je minimise aussi au maximum le carnet de voyage. Côté comptabilité, on n’imprime que la dernière facture avant le départ du client au moment où il vient solder son voyage. Bientôt tous les billets des clients seront stockés pendant 10 ans sur un cloud développé par Amadeus.

Quelle économie en avez-vous tiré ?

Jean-Pierre Perez Parlato : Avant 2010, la facture liée aux dépenses papier s’élevait à 2500€ par an contre 450€ en 2011. Pour notre agence, qui réalise un volume d’affaires de 1.3M€ par an, c’est loin d’être négligeable. Cela permet aussi aux clients d’économiser : entre 10 et 20€ pour le carnet de voyage et environ 30€ sur l’achat d’un guide offert par l’agence. Notre démarche devrait aussi permettre aux TO de faire des économies puisque l’édition de brochures représente leur second poste de dépenses. Mais malgré mes demandes, je reçois encore 4 tonnes de brochures par an.

Les clients sont-ils sensibles à votre approche ?

Jean-Pierre Perez Parlato : Ce n’est pas un élément qui fidélise. Le client s’en fout. C’est une démarche purement personnelle que nous appliquons avec mes deux collaboratrices à l’ensemble du fonctionnement quotidien de l’agence. Aujourd’hui, je suis le seul chez AS Voyages à avoir mis en place cette démarche environnementale. Mais cela devrait évoluer.

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