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Club Med veut atteindre les 100 villages en 2035

Après avoir largement réduit son portefeuille dans le cadre de sa montée en gamme, Club Med veut ouvrir une quarantaine de nouveaux clubs d’ici 2035.

Le Club Med veut poursuivre sa montée en gamme tout en élargissant significativement son portefeuille. « On se donne 10 ans pour atteindre 100 villages » précise son PDG Stéphane Maquaire, nommé à la tête du Club Med en juillet 2025 à la suite de l’éviction de Henri Giscard d’Estaing, en conflit avec l’actionnaire principal, le chinois Fosun.

Une annonce qui va a contre-courant de la stratégie de montée en gamme amorcée ces dernières années. En effet, Club Med a réduit son nombre de villages exploités à une soixantaine, contre le double il y a quelques années. Mais le marché n’est pas encore verrouillé, assure Stéphane Maquaire. « En réalité, cette montée en gamme n’est jamais terminée, parce qu’il y a des nouvelles exigences clients », estime l’ancien dirigeant de Carrefour au Brésil.

Un resort coûte « environ 150 millions d’euros »

En juillet, la marque au trident inaugurera ainsi son premier resort « plage + safari » en Afrique du Sud. Dans quelques mois, elle ouvrira également une nouvelle adresse dans la jungle de Bornéo (Malaisie). Puis au Brésil l’année suivante. Des points d’ancrage qui n’empêchent pas le Club Med de travailler au développement de destinations plus proches, et même françaises, avec l’ouverture de son premier resort en Occitanie en ligne de mire.

La Méditerranée, l’Asie du Sud Est et la zone Brésil/Caraïbes sont d’ailleurs particulièrement ciblées pour l’installation de futurs villages. Un resort « coûte environ 150 millions d’euros », qui seront apportés par des investisseurs dans l’immobilier, selon Stéphane Maquaire. « Il faut maintenant accélérer car le risque est de se retrouver petit« , analysait Stéphane Maquaire quelques semaines après sa prise de fonctions. Et la marque au trident va accélérer.

Stéphane Maquaire a par ailleurs évoqué la piste d’une introduction en Bourse fin 2026 ou en 2027. Ce qui marquerait un virage radical pour Fosun. En effet, le conglomérat s’était l’an dernier opposé au retour du groupe de clubs de vacances sur les places boursières. Un épisode qui avait conduit au départ d’Henri Giscard d’Estaing, qui conteste depuis son licenciement.

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