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TAP Air Portugal : Lufthansa se lance dans la course, IAG se retire

Dans la foulée d’Air France-KLM, Lufthansa annonce avoir déposé une offre pour prendre une participation dans TAP Air Portugal.

Le groupe aérien allemand Lufthansa a annoncé jeudi avoir, à son tour, soumis une offre pour acquérir une participation dans TAP Air Portugal, en cours de privatisation. « Nous confirmons la soumission d’une offre non contraignante pour TAP Air Portugal », a indiqué un porte-parole du groupe aérien à l’AFP. Il n’en a toutefois pas précisé les modalités.

En plus de l’acquisition initiale d’une participation minoritaire, Lufthansa a affiché son ambition d’établir un « partenariat à long terme » avec la compagnie portugaise. Ce partenariat permettrait de renforcer Lisbonne comme « hub atlantique du réseau Lufthansa », et d’accroître la connectivité entre l’Europe et d’autres régions du monde comme l’Amérique du Sud, l’Afrique ou l’Amérique du Nord.

IAG se retire de la course

Lufthansa suit donc le groupe Air France-KLM, qui a annoncé soumettre une offre non-contraignante ce jeudi. Les groupes intéressés par la prise de part dans le capital de TAP avaient jusqu’à ce jeudi pour déposer leur candidature. IAG, qui ne voit finalement que peu d’intérêt à investir pour une part minoritaire, s’est retirée de la course.

Le gouvernement portugais a quant à lui posé de nouvelles conditions à la privatisation de la compagnie. Il entend demander aux groupes intéresser de lui assurer des garanties de croissance pour les principaux aéroports portugais, et pas seulement pour le hub de Lisbonne. Le groupe choisi devra donc développer la place de la compagnie dans neuf autres aéroports, tels que ceux de Porto, Faro ou Funchal.

Garanties

« La TAP ne sera pas privatisée sans la garantie que l’activité de la compagnie dans nos aéroports, et particulièrement à Francisco Sa Carneiro (l’aéroport de Porto, ndlr), soit maintenue à un niveau digne de leur potentiel, indispensable aux intérêts stratégiques du pays », a par ailleurs rappelé Luis Montenegro, premier ministre du Portugal, au quotidien portugais Diário de Notícias. Et de poursuivre : « C’était très clair, et ce depuis le début. »

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