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Christophe Fuss (TUI France) : « On se devait de répondre présent pour nos clients »

Secoué par l’annonce d’un plan social d’envergure et par la crise du coronavirus, TUI France n’en reste pas moins propriétaire de marques emblématiques qui opéreront cet été. Christophe Fuss, directeur des hôtels, clubs et réceptifs pour le TO, nous explique comment.

L’Echo touristique : TUI France va exploiter une quarantaine de clubs Lookéa et Marmara cet été. C’est beaucoup moins que l’an dernier…

Christophe Fuss : C’est environ 50% de moins que notre offre clubs de l’été 2019, mais nous sommes parvenus à construire l’offre la plus large du marché. La fermeture des frontières limite, évidemment, le nombre de destinations accessibles. Et nous ne voulions ouvrir les seuls clubs dans lesquels nous pourrions appliquer les nouvelles normes sanitaires, tout en maintenant la qualité de nos produits. Nous nous devions de répondre présent pour nos clients, notamment les plus fidèles. Donc, à partir du moment où nous pouvions combiner normes sanitaires et qualité du produit, nous avons pris la décision d’ouvrir.

Cela concerne principalement les destinations de l’espace Schengen ?

Christophe Fuss : Oui, car nous sommes en mesure de maîtriser les différentes décisions gouvernementales et européennes qui sont prises. Nous avons donc sélectionné une quarantaine de clubs*, dans 15 destinations moyen-courrier en France, en Grèce, en Espagne et en Italie, avec certains établissements bien connus de la distribution. Enfin, nous programmons également un club en long-courrier, le Lookéa Exploréa Carayou, en Martinique.

Christophe Fuss

Comment le protocole sanitaire a-t-il été adapté à la situation actuelle ?

Christophe Fuss : La sécurité et la santé de nos clients et de nos salariés sont la priorité de tous. D’abord, tous nos animateurs ont suivi plusieurs formations concernant le Covid-19, sur les différents gestes qui permettent d’éloigner la maladie. Nous les avons aussi formés à l’application de ce dispositif sur nos activités, et nos animations. Dans les hôtels, nous avons pris toutes les mesures préconisées (restauration aux horaires élargis, distance entre les tables, avec le personnel de l’hôtel, port du masque dans les espaces intérieurs communs, …). Nous nous rapprochons des standards européens les plus exigeants, tout en adaptant ce dispositif aux particularités et aux règles de chaque destination.

Toutes les animations seront donc opérationnelles ?

Christophe Fuss : La très grande majorité d’entre elles le seront, et l’ensemble des mini-clubs seront ouverts, et en plein air. Ces nouvelles règles sanitaires nous ont permis de transformer la contrainte en opportunité pour réinventer les expériences que l’on propose. Par exemple, dans certaines destinations, les discothèques sont toujours fermées. Mais ça ne veut pas dire que nos clients ne feront pas la fête ! Les équipes d’animation organiseront de grandes soirées, en extérieur, sur la plage par exemple, où chacun pourra s’amuser tout en s’assurant de respecter les règles de distanciation sociale recommandées. Nous appliquerons la même formule pour la restauration, en proposant des repas en extérieurs quand cela sera possible. Tout ça doit servir à rajouter de la convivialité dans nos clubs.

Les ventes sont-elles reparties à la hausse ?

Christophe Fuss : Depuis la mi-juin, les choses bougent, et dans le bon sens. La France marche très bien, et c’est pour cela que nous avons renforcé notre production dans l’Hexagone dès le début du confinement (18 offres de séjours en France, NDLR). Mais, depuis quelques semaines, l’activité repart également sur la Grèce, où nous observons les mêmes dynamiques de réservations depuis 3 ou 4 ans. L’Espagne est très bien repartie aussi, sans doute parce qu’elle a l’avantage de ne pas dépendre de l’aérien pour une grande partie des Français qui peuvent rejoindre le pays en voiture. La reprise est moindre sur l’Italie, qui a été sinistrée par l’épidémie, mais elle existe quand même. Depuis quelques temps, nous avons compris que le sprint final commencerait aux alentours du 15 juin, et nous ne nous sommes pas trompés pour l’instant. Les Français ont envie de partir, même si nous ne pouvons désormais compter que sur des réservations tardives.

Avez-vous fixé un objectif de fréquentation pour cet été particulier ?

Christophe Fuss : C’est vraiment difficile à dire, tellement les paramètres à prendre en compte sont nombreux, et tellement les chosent évoluent chaque jour. Par rapport à la semaine dernière, par exemple, nous sommes à +15% de réservations cette semaine. C’est encourageant, même si nous ne savons pas sur quel volume précis de clientèle le marché pourra s’appuyer cet été. Entre les réservations confirmées de longue date, la gestion des reports, et les réservations de dernière minute, nous pensons que la tendance est bonne, mais nous sommes dans l’incapacité de formuler un chiffre précis.

*Club Marmara Golden Coast (Athènes), Club Marmara Grand Bleu (Corse), Club Lookéa Kinetta (Athènes), Club Lookéa Cala Blu, en Sardaigne…). Nous lançons même deux nouveautés : le Club Lookéa Ostria Resort & Spa (Crète) et le Club Marmara King Saron (Corinthe). TUI France programme également une vingtaine de circuits en moyen-courrier sous les marques Nouvelles Frontières et Circuits TUI.

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