"Il s'agit de prendre en charge 70% des charges fixes des entreprises de plus de 50 salariés et 90% [pour les] entreprises de moins de 50 salariés" qui font plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires mensuel, a détaillé le ministre. Les entreprises de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme sont concernées, dans la limite de 10 millions d'euros sur une année, a-t-il précisé. Jusqu'ici, la prise en charge des coûts fixes devait être limitée à 70% pour ces structures, pour lesquelles le plafond de 200 000 euros par mois du fonds de solidarité ne suffit pas. Des exceptions seront faites pour certaines entreprises réalisant moins d'un million d'euros de chiffre d'affaires : les hôtels et restaurants situés dans des stations de ski, les entreprises de loisirs en intérieur, les salles de sport, les zoos et les stations thermales.
"Un effort absolument considérable"
Il s'agit "d'un effort absolument considérable", souligne Bruno Le Maire, qui ne précise pas le coût de ce nouveau dispositif. Le fonds de solidarité représente une dépense d’environ 4,5 milliards d’euros par mois, selon Bercy. Depuis le début de la crise, il a ainsi coûté environ 15 milliards d'euros à l'État, avec plus de 2 millions d'entreprises bénéficiaires. Par ailleurs, Bruno Le Maire a reconnu l'allongement des délais auquel font face les entreprises depuis plusieurs mois pour toucher l'aide du fonds de solidarité, qui fait l'objet de nombreuses critiques. "Nous devons le corriger", a-t-il admis, évoquant une augmentation des moyens humains au sein de son administration.


