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CES de Las Vegas : une start-up témoigne

Good Morning Planet comptait parmi les rares start-up françaises du tourisme présentes au CES. Son patron explique pourquoi participer à ce salon de l'innovation, ou au contraire passer son tour, à la lumière de son expérience.

 

Michael Gouin, président et co-fondateur de Good Morning Planet, était encore au Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas lorsqu'il nous a répondu vendredi, à mi-parcours, soit après 2 jours de salon sur 4. C'est avec son équipe qu'il a participé à cet événement mondial, où toutes les audaces technologiques sont permises.

Premières impressions du CES, qui attire quelque 170 000 visiteurs : "C’est une énorme machine, avec des milliers d’exposants du monde entier – les majors notamment -, d’incroyables innovations, et des profils très variés d’entrepreneurs : de la start-up qui modélise un hologramme à partir d’un humain, au drone capable de transporter des personnes, commente le patron de Good Morning Planet. S’il y a une concurrence exacerbée au niveau des objets connectés, très peu d'entre eux concernent spécifiquement le tourisme. Mais, contrairement à ce que j’avais anticipé, le CES n’est pas dédié au hardware, les projets logiciels ont leur place".

Un coût estimé  à 20 000 euros

Good Morning Planet, jeune plate-forme dédiée à la planification de voyages sur mesure basée à La Rochelle, a eu la chance de compter parmi les 45 jeunes pousses tricolores sélectionnées pour le village international du salon, baptisé Eureka Park.

Tout est parti d’une rencontre avec Xavier Dalloz ainsi que Sébastien Côte, tous les deux de la Mission CES, qui a été créée en 2001 afin de mobiliser l’écosystème économique français sur les sujets numériques.

In fine, Michael Gouin estime le déplacement à 20 000 euros, un budget qui comprend le stand (environ 2300 dollars), les frais d’hébergement et de transport pour ses deux associés, Gaëlle Zimmer et Rémy Sanchez, et lui même.

Rencontrer pros, médias et investisseurs

Quel est l’intérêt d’une jeune pousse comme Good Morning Planet ? "Notre motivation, c’était d’avoir de la visibilité auprès de professionnels, de médias, d’investisseurs potentiels – français et internationaux. Le pari est déjà gagné : nous avons discuté avec des acteurs qui veulent intégrer notre technologie dans des écrans d’avion et dans des aéroports. Nous avons également des contacts très avancés avec 3 investisseurs. D’ailleurs, l’un de nous trois reste à Las Vegas, pour rencontrer à San Francisco deux d’entre eux".

C’était ainsi, globalement, l’occasion de confirmer le projet, auprès d’un public habitué aux innovations, et donc exigeant. "Même des représentants de Google, Amazon, Twitter sont venus sur notre stand", s’étonne encore Michael.

Les raisons de ne pas en être

Ravi des premières retombées, il estime toutefois que les start-up n’ont pas toutes intérêt à exposer au CES. Avoir un produit très innovant, qui n’a pas encore été mis sur le marché, est loin d’être une raison suffisante. Il faut, selon lui, avoir des ambitions à l’export, bien parler l’anglais of course, pour échanger avec des Américains, des Chinois et des Indiens aux accents bien différents. Et, s’il n’y a pas de levée de fonds en vue, "c’est un peu dommage d’aller au CES".

Le start-uper reconnait aussi qu’il est compliqué, pour une entreprise en plein démarrage, d’assumer l’investissement si l’on n’est pas sélectionné pour intégrer le carré plutôt "low cost" de l’Eureka Park. "Quelques mètres plus loin, le stand est à 13 000 dollars. A ce prix-là, nous n’aurions pas voulu ni pu participer".

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