Cap-Vert, sept mondes en un
Sept des neuf îles habitées du Cap-Vert sont programmées en brochures. Mais l’île de Sal, où est concentrée presque toute l’hôtellerie balnéaire reste la plus connue. Le potentiel du tourisme de découverte est pourtant important dans cet archipel pluriel très en vogue.
Marchés colorés d’Afrique ici, impressions brésiliennes là, forteresses portugaises ailleurs, et puis déserts, dunes de sable, plages de rêve, forêts tropicales, volcan qui couve… le Cap-Vert est un archipel métis et musicien porté par la voix de Cesaria Evora qui offre autant de destinations qu’il compte d’îles. Santiago, par exemple, à peine plus petite que la Martinique, se suffit à elle-même. On peut y revenir sans se lasser.
Toutefois, seule l’île de Sal où fut ouvert le premier aéroport international dispose de capacités hôtelières importantes, notamment en tout inclus. Envahie par les Italiens, elle est à peu près la seule connue des agences, qui y trouvent un débouché balnéaire facile. Pour vendre la découverte, il faut prendre le temps de s’intéresser à ce pays à gros potentiel, souligne Michel Datchary qui dirige Autre Mer, TO leader sur la destination. Santiago et Boavista (où va ouvrir un deuxième hôtel Riu de 1 000 chambres) viennent de se doter d’un aéroport international ; ce sera bientôt le tour de São Vicente. Malgré leur déficit de chambres, Santo Antão, Fogo et Santiago sont des paradis pour la randonnée et São Vicente un carrefour de la musique.
L’aérien est dominé par la compagnie nationale TACV, avec deux vols par semaine de Paris. Fin 2007, Corsairfly a tenté une liaison hebdomadaire en s’appuyant sur les capacités du Riu de Sal (1 000 chambres) dans lequel NF a implanté un Paladien. Mais la compagnie stoppera sa rotation en mai. Le vol sera en partie remplacé en juin de Marseille par une troisième rotation de TACV. Les TO qui avaient co-affrété Air Méditerranée avant l’arrivée de Corsairfly hésitent encore pour l’hiver prochain. C’est une destination qui a beaucoup d’avenir même si les Français n’y sont pas prioritaires à côté des autres marchés bien installés, résume Frédéric Hérault, responsable production de Top of Travel.
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