Bordeaux Aéroport engage 65 millions d’euros pour sa vraie relance en 2026
Entre diversification commerciale et investissements massifs dans la transition énergétique, l’aéroport de Bordeaux-Mérignac redéfinit son modèle de croissance pour 2026.
L’année 2025 s’est achevée pour Bordeaux Aéroport avec un bilan de 5,9 millions de passagers, un résultat conforme aux prévisions initiales de la direction. Le chiffre intervient dans un contexte de profonde mutation du modèle économique de la plateforme, secoué par l’arrêt de la navette vers Paris-Orly en 2021 et, à l’automne 2024, par le départ de la compagnie low-cost Ryanair. Malgré la perte de cet opérateur qui représentait 25% de parts de marché, la structure souligne dans un communiqué que 80% des lignes ont depuis été reprises par d’autres transporteurs.
L’aéroport fait reposer sa dynamique sur une diversification accrue des partenaires : de 21 compagnies en 2020, Bordeaux-Mérignac en accueille désormais 26. Selon le président du directoire Simon Dreschel, cette volonté de « rebattre les cartes » s’est traduite par l’implantation d’un avion basé par Transavia et une croissance notable de Volotea, dont l’offre de sièges a bondi de 50 % l’an dernier.
65 millions d’investissements
En 2026, la plateforme girondine prévoit d’investir 65 millions d’euros dans sa modernisation – une somme nettement supérieure à la moyenne historique de 9 millions d’euros par an. Le projet phare réside dans la construction d’un nouveau bâtiment central reliant les halls A et B, dont la livraison est prévue pour fin 2028. Cet espace de 3 000 mètres carrés, dédié au contrôle de sûreté, sera complété par une zone commerciale de 5 000 mètres carrés mettant à l’honneur l’art de vivre local. Bordeaux Aéroport accélère également sa décarbonation avec le déploiement de 65 000 mètres carrés d’ombrières photovoltaïques sur un des parkings de la structure.
Ainsi, en 2026, Bordeaux Aéroport espère atteindre 6,2 millions de passagers. Un rythme soutenu par l’ouverture de six nouvelles lignes et l’arrivée de la compagnie scandinave SAS en mai. La direction reste toutefois prudente quant au retour aux niveaux de fréquentation d’avant-crise. Le trafic de 2025 demeure inférieur de 23 % au record de 2019, et Simon Dreschel estime qu’un retour à la normale n’est pas envisageable avant l’horizon 2030. Cette stratégie privilégie désormais la valeur et la qualité de service au volume pur, tout en visant la neutralité carbone pour les émissions directes de l’aéroport dès 2029.
Un programme estival enrichi de 14 nouvelles lignes
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