Billets d’avion : l’ajout d’un supplément carburant après l’achat est interdit, une mauvaise nouvelle pour Volotea
L’Union européenne a tranché sur la question du supplément carburant que Volotea avait instauré en France. La pratique est effectivement illicite.
Les compagnies aériennes n’ont pas le droit d’ajouter un supplément carburant après l’achat d’un billet d’avion, a souligné l’Union européenne vendredi, malgré la flambée du kérosène à cause de la guerre au Moyen-Orient.
L’ajout d’un supplément carburant « ne peut se justifier ». Si les compagnies modifient le prix d’un billet après la réservation, elles s’exposent à la législation européenne en matière de concurrence déloyale, a indiqué une porte-parole de la Commission européenne Anna-Kaisa Itkonen.
En France, la compagnie aérienne espagnole Volotea avait défendu le supplément carburant qu’elle réclame après achat du billet, et dont la légalité fait l’objet de vérification des autorités.
Une pratique illicite de Volotea
Face à la flambée des cours du kérosène, Volotea avait introduit à la mi-mars 2026 un mécanisme tarifaire inédit. Il s’agissait d’une surcharge carburant variable, calculée et prélevée seulement sept jours avant le départ, baptisée « promesse de voyage équitable », plafonnée à 14 euros par vol. Les consommateurs et les professionnels du voyage redoutaient que d’autres compagnies lui emboîtent le pas.
De son côté, les Entreprises du Voyage avaient saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur la question.
Récemment, des agences de voyages en ligne auraient reçu un courrier de la compagnie dans lequel Volotea indiquait qu’elle renonçait à sa « promesse de voyage équitable », qui fait tant débat.
Le prix flexible après achat des billets de la compagnie aérienne espagnole Volotea est « peut-être illicite », avait récemment estimé le ministre des Transports français, Philippe Tabarot. « C’est au niveau européen que ça se traite », avait-il ajouté. De fait, la pratique tarifaire de Volotea semblait contraire au règlement européen n°1008/2008, ce que l’Union européenne vient de confirmer.
Ce que dit le règlement (CE) n° 1008/2008
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