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American Express Voyages d’Affaires prépare un troisième plan social

L’entreprise délocalise ses activités de back office et de support aux ventes en Inde et en Roumanie. Environ 70 postes vont être supprimés.

Il s’agit du troisième plan social en deux ans. Après s’être séparé de 400 personnes en 2009 et 2010, American Express Voyages d’Affaires va de nouveau tailler dans ses effectifs. Si le chiffre définitif n’est pas encore arrêté – les consultations avec les syndicats ont commencé le 27 avril – il devrait toucher environ 70 postes. En cause : la délocalisation en Roumanie et en Inde des services de back office et de support aux ventes. « C’est très différent de ce qui a été fait en 2010 car il n’y a pas de fermeture de site. Cette fois, l’objectif est d’optimiser les activités opérationnelles. Pour les clients, il n’y aura pas d’impact car cela ne touche pas le front office », explique Éric Audoin, directeur général France d’American Express Voyages d’Affaires, dont les équipes sont allées présenter, fin avril, le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et les possibilités de mobilité en interne et d’accompagnement en externe aux personnes concernées. Celles-ci pourront bénéficier des mesures d’accompagnement, qui étaient déjà prévues dans l’accord de méthode signé par l’ensemble des organisations syndicales en mars 2009. Elles ont par la suite été complétées par un avenant conclu l’année suivante, qui renforce le reclassement interne et externe des salariés et leur assure le meilleur suivi possible. « Les consultations avec les partenaires sociaux devraient s’achever début juin et les premiers départs intervenir à partir de juillet pour se terminer début 2012 », indique Éric Audoin. Avec ce nouveau PSE, Amex France applique une décision de groupe et suit l’exemple donné par d’autres pays voisins. Au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne et en Suisse, cette « harmonisation des processus de back office » a déjà eu lieu. Et cette démarche devrait se poursuivre dans d’autres pays. La décision de recourir à un plan social est aussi liée à l’activité, qui peine à redécoller. « Le marché français est loin de retrouver les niveaux de croissance d’avant-crise et le volume d’activité reprend faiblement comparé à d’autres pays. Il est également très concurrentiel, c’est pourquoi nous devons rester compétitifs face à des clients de plus en plus exigeants en termes d’optimisation de leurs coûts », souligne-t-il. American Express Voyages d’Affaires, qui table cette année sur une croissance des transactions de l’ordre de 5 % et du volume d’affaires de 3 % en France, pourrait être amené à revoir ses objectifs. Éric Audoin assure ne pas avoir à ce jour « d’autre projet d’externalisation ».

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