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Airbus-Boeing : une année de guerre commerciale en chiffres

L’affrontement entre Airbus et Boeing a repris de plus belle. Si l’entreprise américaine produit moins, elle vend plus !

Le constructeur américain Boeing a vu ses livraisons et surtout ses commandes rebondir en 2021 après deux années de disette liées à la pandémie et aux déboires de son avion vedette, le 737 MAX, sans toutefois avoir retrouvé les niveaux d’avant-crise. Les livraisons du constructeur, freinées par les problèmes du long-courrier 787 Dreamliner, sont aussi restées loin derrière celles de son concurrent européen Airbus.

Boeing a reçu 535 commandes nettes l’an dernier, 909 en ne prenant pas en compte les annulations, les conversions et des ajustements comptables. C’est une nette amélioration par rapport aux deux années précédentes, quand Boeing avait enregistré plus d’annulations que de commandes. Mais cela reste loin des 893 commandes nettes enregistrées par exemple en 2018.

Boeing a d’abord été frappé par la longue immobilisation du 737 MAX, cloué au sol de par le monde en mars 2019 après deux accidents ayant fait 346 morts. Puis par la chute du trafic aérien au début de la pandémie, qui a lourdement affecté les finances des compagnies aériennes et les a incitées à reporter les livraisons et à limiter, voire annuler, leurs commandes.

Airbus ou Boeing, qui devant ?

Malgré des comptes encore fragiles, les sociétés de transport aérien ont toutefois recommencé à négocier des achats cette année, pour faire face à la solide reprise du trafic aérien et, dans l’objectif de réduire leurs émissions de CO2, pour récupérer des appareils souvent plus économes en carburant.

Selon certains critères, Boeing a battu sur le fil Airbus, l’avionneur européen ayant engrangé 507 commandes nettes en 2021, 771 sans prendre en compte les annulations et conversions.

Les méthodes de calcul des commandes nettes sont toutefois un peu différentes chez les deux constructeurs, Boeing ayant ré-intégré dans ses comptes 56 commandes retirées en 2020 en raison notamment de la santé financière de ses clients. Sans cet ajustement, ses commandes nettes s’élèvent à 479 appareils et sont donc derrière celles d’Airbus.

Les mono-couloirs : objets de toutes les convoitises

La compétition entre les deux constructeurs reste vive, en particulier sur les appareils mono-couloirs, plus adaptés au rebond actuel du trafic aérien. Après le trou d’air en début de pandémie, les vols ont surtout repris sur les lignes intérieures et continentales, un peu moins sur les lignes internationales longue distance.

Les deux entreprises se sont récemment ravi des clients de longue date, Airbus récupérant en décembre des grosses commandes de Air France-KLM et de Qantas tandis que Boeing a annoncé la semaine dernière avoir passé un accord avec Allegiant Air, qui n’opère actuellement que des Airbus.

Sur l’ensemble de l’année, Airbus a gardé un avantage sur ce créneau des mono-couloirs en enregistrant 475 commandes nettes (38 commandes nettes d’A220 et 437 de la famille A320) contre 395 commandes nettes pour les 737 MAX.

Les livraisons clairement à l’avantage d’Airbus

Du côté des livraisons, qui constituent un baromètre déterminant pour le chiffre d’affaires des avionneurs car les compagnies aériennes paient généralement quand elles prennent possession de l’appareil, le bilan est également mitigé pour le constructeur américain. Boeing a livré 340 appareils en 2021, soit plus du double de l’année précédente.

C’est toutefois loin des 806 appareils acheminés aux clients en 2018, avant que les déboires du 737 MAX puis le net ralentissement du trafic aérien dû à la pandémie ne mettent un coup d’arrêt aux livraisons. C’est aussi bien moins que les 611 avions livrés par Airbus l’an dernier.

Le constructeur américain a pu recommencer à acheminer les 737 MAX aux compagnies. Mais il a dû suspendre les livraisons du long-courrier 787 Dreamliner suite à la découverte de plusieurs vices de fabrication depuis la fin de l’été 2020. A la fin de l’année, le carnet de commandes de Boeing comptait 4.250 appareils, dont 3.376 pour des 737 MAX. A Wall Street, après ces annonces, le titre de l’avionneur grimpait de 2,85% à 215 dollars.

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