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Air France : quatre nouveaux jours de grève en mai

Si Edouard Philippe a salué l’attitude du PDG d’Air France-KLM, qui a décidé de mettre son poste en jeu dans un référendum, les syndicats d’Air France n’ont pas l’intention de se laisser influencer par ce qu’ils qualifient de « manœuvre ».

« A l’appui de nos revendications, nos trois organisations syndicales ont décidé ensemble de déposer un préavis pour les 3, 4, 7 et 8 mai 2018 ». C’est par ces mots que trois syndicats de pilotes d’Air France ont annoncé, mercredi, avoir déposé un préavis de grève pour quatre nouveaux jours le mois prochain afin de peser dans les négociations pour les salaires.

Si la direction d’Air France pensait que le référendum lancé auprès des salariés qui commence ce jeudi 26 avril allait affaiblir le mouvement de grève, ce n’est pas le cas.

Déjà 300 millions d’euros de pertes…

« Il faut donc continuer à mettre du poids sur nos revendications salariales », ont affirmé le SNPL, le Spaf et Alter dans un communiqué, assurant que l’objectif est « de signer un accord raisonnable pour tout le monde ».

L’annonce de ces nouvelles journées de mobilisation, après déjà 11 jours de grève qui ont coûté 300 millions à l’entreprise, intervient à la veille du lancement d’une consultation des salariés de la compagnie aérienne sur les propositions salariales de la direction. Elle propose une hausse de 2 % des salaires cette année et de 5 % supplémentaires sur trois ans.

« Par cette décision de relancer des jours de grèves supplémentaires, portant leur total à 15, ils font le choix de mettre encore plus en péril la situation économique de la compagnie et augmentent encore le risque d’abîmer profondément la confiance et la fidélité de nos clients », a réagit ce matin Air France.

Peu de chance que le PDG démissionne

L’intersyndicale réclame une augmentation des salaires de 5,1 % dès cette année, au nom des efforts fournis ces dernières années. Rappelons que le patron d’Air France, Jean-Marc Janaillac a mis sa démission dans la balance en cas de réponse défavorable des salariés. Cependant, la majorité des salariés étant contre la grève, sa démission est très peu probable.

Les syndicats des pilotes estiment, eux, que la consultation menée par la direction jusqu’au 4 mai est une « manœuvre » qui « se substitue à de vraies discussions », et préviennent qu’ils « iront chercher le rattrapage » pour « annuler le blocage des grilles de salaires depuis 2012 ».

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