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Accor : pour Sébastien Bazin, le plan social « aurait existé avec ou sans Covid »

Le PDG du groupe hôtelier est revenu sur le plan d’économies présenté par Accor il y a quelques mois, le justifiant par une nécessaire adaptation à la concurrence des pure players.

Le plan d’économies annoncé l’été dernier par le géant hôtelier Accor prévoyant plus de 1000 suppressions de postes dans le monde « aurait existé avec ou sans Covid », selon son PDG Sébastien Bazin mercredi sur France Info.

Interrogé par l’AFP, Accor a précisé que le plan concernait 1 200 suppressions d’emplois, dont 300 à 400 en France.  « Ce plan aurait existé avec ou sans Covid. Ce n’est pas un plan Covid », a assuré mercredi Sébastien Bazin. « Ce groupe est aujourd’hui attaqué de toutes parts par les agences en ligne, Booking, Expedia, Airbnb…donc il faut à chaque fois accepter d’annuler un certain nombre de missions qui ne servent plus à rien parce que d’autres le font moins cher », a-t-il expliqué.

Plus d’embauches que de départs

« J’embauche plus de personnes que je n’en fais partir », a toutefois justifié le PDG du sixième groupe hôtelier mondial qui possède des enseignes comme Ibis, Sofitel, Novotel, Mercure ou Pullman. « Ce sont juste des expertises différentes, des formations différentes », a-t-il ajouté en disant vouloir « garder pendant deux ans dans le groupe » en France ceux qui sont « vulnérables », afin de les former. Ces personnes dites vulnérables, « soit au-delà de 55 ans, soit qui ont un salaire extrêmement modique, soit qui n’ont jamais eu de formation sauf le métier qu’ils ont exercé pendant 30 ans », « resteront des collaborateurs du groupe mais seront formées soit à un autre métier au sein du groupe Accor, soit à un autre métier d’une autre industrie », a expliqué M. Bazin.

Il a par ailleurs réitéré son offre, formulée « dès juillet », de mettre ses hôtels au service de la lutte contre la pandémie. « Nous avons en France plus de 150.000 lits d’hôtels vides, on était capable d’accueillir un certain nombre de gens porteurs du virus, de les isoler dans un hôtel (…) on est aussi capable de faire des vaccinodromes dans nos 1 600 hôtels dans 700 villes en France ».

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