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A Copenhague, la montagne accouche d’une souris

L’Association internationale du transport aérien (Iata) accueille néanmoins avec bienveillance l’accord obtenu au sommet sur le climat.

Après douze jours de ballets diplomatiques en décembre, les 120 chefs d’État réunis au sommet sur le climat ont tout juste confirmé l’objectif de limiter la hausse des températures sur la planète à 2 °C, sans en définir les moyens. C’est donc un accord a minima, sans engagements contraignants, qu’environ trente pays ont paraphé. Les signataires – qui ont aussi décidé d’une enveloppe de 100 Mds $ en faveur des pays pauvres dans leur lutte contre le réchauffement climatique – ont reporté à janvier leurs engagements au chapitre des réductions d’émissions de gaz à effet de serre. En l’état, l’accord mondial de lutte contre le changement climatique, qui doit prendre la suite du protocole de Kyoto expirant en 2012, laisse nombre d’experts sur leur faim.

« UNE ÉTAPE DANS LA BONNE DIRECTION »

Bon prince, Iata accueille l’accord avec bienveillance. « C’est une étape importante dans la bonne direction », estime, l’Association internationale du transport, qui était notamment représentée au Danemark par Paul Steele, chef du département de l’innovation écologique. Les émissions liées au trafic aérien ne furent pas spécifiquement citées dans l’accord, reconnaît Iata. Nonobstant, l’industrie aérienne compte oeuvrer pour devenir moins polluante. Pour mémoire, le secteur s’est fixé une feuille de route en trois phases : une amélioration de l’efficacité énergétique de 1,5 % par an d’ici à 2020, puis une croissance neutre en émissions de CO2 et, dès 2050, leur réduction de 50 % par rapport au niveau de 2005. Iata, qui représente 93 % du transport aérien international régulier, plaide pour que l’aviation soit incluse dans un accord spécifique sous l’égide de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Un accord qui reste donc à écrire. « Nous continuerons à mettre la pression sur les États pour inclure [nos] objectifs globaux dans tout futur accord », a souligné Giovanni Bisigniani, son DG, après la clôture du sommet.

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