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1 Bogotá

L’origami contre la montagne

La capitale colombienne est une fourmilière de 8 millions d’âmes qui butte sur la cordillère. L’urbanisme ? Un origami sur feuille quadrillée, avec des axes rugissants, des rues qui piétinent, des passerelles enjambant le Milenio – le bus doté de voies spéciales. Dans la journée, le quartier d’Usaquén joue le trio restau-bibelots-tableaux, avec des airs de Miami. Le soir, ceux de la Zona T et de la Zona Rosa drainent les classes moyennes, autour d’une picada (le mixed grill local), d’un aguardiente (l’eau-de-vie nationale) ou d’un pas de salsa au cri des tubes hispanos. Plus au centre, la Candelaria, ancien coeur de la ville au XVIIe siècle, dérape de toutes ses sentes étroites et pentues vers l’immense place Bolívar. Promeneurs de chiens, loueuses de téléphones mobiles, vendeurs d’arepas (les tortillas colombiennes) peuplent cet ensemble nostalgique bariolé de graffitis. À ses pieds trônent deux vedettes : le Museo Botero – qui abrite aussi les Bacon, Ernst, Giacometti acquis par l’artiste – et le Museo del Oro, introduction brillante, dans tous les sens du terme, à la culture locale. En face, les églises se suivent comme des wagons, avec leurs autels rutilants, élevés à une litanie de saints ou aux patriotes fusillés par les Espagnols. En fouillant les rues numérotées comme à Nueva York, vous trouverez des parcs castillans, des immeubles madrilènes et des arènes où les toreros, dit-on, valent ceux de Séville. Espagne, indéboulonnable Espagne !

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