Surcharge carburant après l’achat : cette fois, Volotea rétropédale pour tous les voyageurs
La compagnie annonce mettre fin à cette mesure, alors que « les tensions géopolitiques et leurs conséquences sur les coûts de l’énergie s’inscrivent désormais dans la durée ».
Sa mise en place, en avril 2026, avait provoqué un tollé : ce mardi 9 juin, la compagnie low-cost Volotea a annoncé mettre définitivement fin à la « Promesse de voyage équitable », une surcharge carburant qu’elle demandait à ses clients de payer après l’achat.
Une mesure « temporaire »
« Mise en place dans un contexte exceptionnel marqué par une envolée soudaine et imprévisible des prix du carburant » due au conflit au Moyen-Orient, la Promesse de voyage équitable avait été conçue « comme une mesure temporaire », assure la compagnie. Alors que le conflit s’inscrit désormais « dans la durée », les défis auxquels la compagnie fait face nécessitent, selon elle, « des réponses de long-terme ».
Pour rappel, Volotea avait instauré cette surcharge carburant particulière fin avril 2026, qui proposait aux voyageurs de régler un complément variable, sept jours avant leur vol, indexé sur le prix du kérosène à ce moment-là. L’initiative avait suscité la perplexité des associations de consommateurs et des professionnels du tourisme, et pour cause : sa conformité légale posait un problème de fond, comme nous l’avait alors détaillé Emmanuelle Llop (Equinoxe Avocats). Un argument confirmé au niveau national comme européen, où l’on avait considéré cette surfacturation illégale.
Rétropédalage à l’égard des agences en ligne
Le 12 mai, Volotea avait rétropédalé et renoncé à sa « tarification flexible » dans un courrier adressé aux agences de voyage en ligne (OTA). Les agences de voyages traditionnelles n’avaient elles jamais été concernées par les suppléments exigés après la vente. Cette politique ne sera désormais plus appliquée à aucun type de client « pour les nouvelles réservations effectuées à compter du 10 juin 2026 », précise la compagnie, qui « maintiendra le bénéfice de la flexibilité pour ses passagers », en leur permettant d’effectuer des modifications sans frais supplémentaires.
Si Volotea ne cesse de défendre son principe de surcharge carburant facturée après l’achat, on lit entre les lignes que rien ne l’encourageait à la maintenir. « Aujourd’hui, au regard de l’évolution de la situation et à l’issue du dialogue engagé avec les institutions, nos clôturons ce chapitre », précise Gilles Gosselin, directeur France de la compagnie, cité dans un communiqué. Avant de marteler avoir « la certitude d’avoir agi de bonne foi et dans l’intérêt de nos voyageurs ».
Quid des billets déjà vendus ?
Concernant les billets déjà vendus, qu’ils aient été volés ou pas encore, la compagnie n’effectuera aucun remboursement, nous précise le service presse. Pour sa direction, il ne s’agit pas d’un véritable rétropédalage, mais simplement de l’arrêt d’une mesure « provisoire », comme le ton du communiqué de presse le laisse à penser. Les pressions gouvernementales ainsi que l’opinion publique ont de toute évidence incité Volotea à changer son fusil d’épaule.
La compagnie a par ailleurs confirmé qu’aucune annulation de vol n’était prévue d’ici la fin de la saison estivale.
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