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Vedettes de Paris entame la décarbonation de ses bateaux de tourisme

La compagnie, qui travaille sur le projet depuis une dizaine d’années, va investir 7,5 millions d’euros pour transformer sa flotte.

Vedettes de Paris s’est fixé pour objectif la conversion électrique de l’intégralité de sa flotte avant les Jeux Olympiques 2024. « Nous travaillons sur l’électrification de nos bateaux depuis de nombreuses années. Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un projet, c’est la réalité. Nous allons concrétiser l’un de nos chantiers les plus ambitieux en faveur de l’environnement », explique Vincent Delteil, directeur de site de la compagnie.

Vedettes de Paris, qui a transporté plus de 800 000 passagers en 2019, mettra également en chantier son premier bateau 100% électrique au printemps 2022. À terme, sa décarbonation « évitera la consommation de 370 000 litres de gasoil par an, soit la production de 1 000 tonnes de CO2 annuellement ainsi que le rejet d’émission de particules néfastes pour l’environnement et la santé », chiffre la compagnie.

De nombreuses contraintes à prendre en compte

D’un point de vue purement technique, le principe de l’électrification des bateaux de l’opérateur n’a été confirmé qu’au printemps 2020, précise Vedettes de Paris. « La réglementation autour de l’hydrogène ne permettant pas d’envisager cette technologie avant une dizaine d’années, il s’agissait de s’assurer qu’il était possible, en électrique, de garantir la navigation à des bateaux qui, pré-Covid, opéraient non-stop de 10h du matin à minuit passé, avec des escales au port pouvant ne pas dépasser les 20 minutes ». Et de nombreuses autres contraintes à prendre en compte : vitesse minimale de navigation sur le fleuve, forts courants notamment en cas de crue, poids des batteries, stabilité…

Baptisé « rétrofit », le projet est « stratégique pour Vedettes de Paris, mais aussi pour l’ensemble de la profession » assure Olivier Jamey, président de la Communauté portuaire de Paris. Pour mener à bien ce projet, l’entreprise investira jusqu’à 7,5 millions d’euros. « Nous ne pouvons plus nous permettre de consommer du gasoil et d’émettre tant de gaz à effet de serre (GES) », conclut Marie Bozzoni, la directrice générale de la compagnie.

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