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Un Euro 2008 gagnant pour la Suisse et l’Autriche

Les deux pays organisateurs du championnat d’Europe de football sont satisfaits de l’engouement croissant des supporters et des répercussions sur le tourisme.

L’Euro 2008 bat son plein et, après bientôt deux semaines de compétition, les organisateurs tirent un bilan intermédiaire positif. Un événement sportif de cette ampleur est toujours bénéfique pour l’économie touristique des pays d’accueil, l’Autriche et la Suisse cette année. Et même si les deux équipes nationales ont été éliminées, la foule ne désemplit pas dans les rues. Plus d’un million de visiteurs sont attendus pendant le tournoi dans chacun des deux pays, et près de 8 milliards de téléspectateurs recensés dans le monde. Depuis le coup d’envoi à Bâle, le 7 juin, l’ambiance est à son comble dans les stades et dans les fanzones, les lieux publics de projection, qui rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes aux heures des matchs. Rien n’arrête les supporters festifs, pas même la météo, qui jusque-là s’est plutôt montrée maussade.

Au fur et à mesure que la compétition avance, les gens sont de plus en plus nombreux dans les rues. Et même si l’équipe suisse n’a pas été sélectionnée en quart de finale, tout le pays est porté par le jeu, constate Bernard Delaloye, attaché de presse de l’office du tourisme (OT) de Suisse. La fréquentation touristique nationale comme internationale est en hausse et booste le taux d’occupation des hôtels. Dans nos quatre villes d’accueil, les jours de matchs, les hôtels affichent complet, sinon ils sont occupés à 80 %, souligne Ingeborg Millet, responsable des relations publiques de l’OT d’Autriche.

Un déploiement de moyens

Les quatre villes suisses (Bâle, Berne, Genève et Zurich) et autrichiennes (Klagenfurt, Vienne, Innsbruck et Salzbourg) avaient rigoureusement anticipé l’arrivée des 750 000 fans du ballon rond. A commencer par les transports en commun, en surnombre pendant l’Euro, dont l’usage est gratuit pour tous les détenteurs d’un billet, le jour du match et jusqu’au lendemain midi. Un succès, puisque 80% des supporters utilisent les transports publics. En complément, les compagnies ferroviaires suisses et autrichiennes, CFF et ÷BB, proposent des navettes spéciales entre les différents stades de foot, de jour comme de nuit.

Un gros effort est fait pour faciliter l’arrivée des supporters en Autriche et en Suisse, par voies aérienne, ferroviaire et terrestre. Au départ de France, cinq compagnies aériennes desservent l’Autriche, dont Austrian Airlines (7 vols quotidiens Paris CDG/ Vienne, 3 de Lyon et 2 de Nice) et la low cost SkyEurope. Vers la Suisse, trois compagnies relient l’Hexagone : Swiss International, Air France et EasyJet. Et pendant toute la durée du tournoi, le gouvernement fédéral suisse autorise les vols de nuit au départ et à destination des villes-hôtes. Pour voyager en train, l’abonnement général UEFA Euro 2008 permet de circuler en Suisse pendant tout le mois de juin, et d’avoir accès à un demi-tarif pour chaque billet vers l’Autriche (environ 247 E, soit 399 CHF/adulte en 2e classe). La VorteilScard Classic propose les mêmes conditions en Autriche.

Les deux pays organisateurs étant voisins de la France, les supporters des Bleus n’ont pas vraiment sollicité les TO. Ceux-ci espèrent néanmoins que le coup de projecteur sportif permettra de susciter de nouveaux départs. En général, les touristes français privilégient les courts séjours urbains en Suisse et en Autriche (également appréciées l’été en itinérant) et bien sûr les séjours en montagne, l’hiver. Les offices de tourisme ont en tout cas profité de l’Euro de football pour faire un peu de pédagogie auprès des agences. L’OT d’Autriche a ainsi mis en place l’offensive PEP (Professional Education Programm) en proposant aux professionnels des courts séjours à petits prix afin de découvrir la destination.

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