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Un été meurtrier

« L’été est toujours propice à quelques « scandales » touristiques montés en épingle par la presse grand public qui n’a, il est vrai, pas grand-chose à se mettre sous la dent à cette période. 2004 n’a pas failli à la règle. Entre deux unes sur la météo maussade, la faillite d’Inkatour a défrayé la chronique, tout comme les dérapages grivois du capitaine d’un caïque en Turquie ou les passagers de Lotus Air bloqués trente heures avant de déco

L’été est toujours propice à quelques scandales touristiques montés en épingle par la presse grand public qui n’a, il est vrai, pas grand-chose à se mettre sous la dent à cette période. 2004 n’a pas failli à la règle. Entre deux unes sur la météo maussade, la faillite d’Inkatour a défrayé la chronique, tout comme les dérapages grivois du capitaine d’un caïque en Turquie ou les passagers de Lotus Air bloqués trente heures avant de décoller. Bref, rien que de très anecdotique : quelques dizaines de clients en galère pour des centaines de milliers satisfaits. Mais ces anecdotes font mal, continuant à insinuer dans l’esprit du grand public que les agences et les TO ne font pas bien leur travail !

Elles ne pèsent toutefois pas lourd face au nouveau plan social chez Look Voyages et au dépôt de bilan de CIT France. Deux défaillances retentissantes (mais attendues) qui prouvent combien big ne signifie plus nécessairement beautiful. Les déboires actuels de Thomas Cook ou TUI le rappellent cruellement. Pour Look comme pour CIT, les raisons de ces difficultés sont en partie connues, même si elles n’expliquent pas tout : une valeur ajoutée trop incertaine. Quelle était encore la pertinence de l’activité vols secs de Look face à l’envolée d’Internet ? Et quelle est l’image de CIT comparéeà celle de Donatello ? Dans une industrie touristique de plus en plus concurrentielle, cette valeur ajoutée doit constituer plus que jamais la base de réflexion des professionnels du tourisme.

Alors même que la fin des commissions d’Air France est entérinée, les agences ont tout intérêt à se poser, elles aussi, les bonnes questions. Quels sont leurs atouts face aux autres agences, face au Web ? Q’apportent-elles de plus au marché ? Ce n’est qu’en trouvant les bonnes réponses qu’elles passeront sans encombre une année 2005 décisive. Les réseaux comme les instances professionnelles l’ont compris, qui proposent des formations sur la valeur ajoutée dans les prochaines semaines. Reste à espérer que les séances feront le plein…

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