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TUI France : le dialogue a repris avec la direction selon le CSE

Les représentants des salariés ont rencontré le nouveau directeur général du groupe de tour-operating.

Après plusieurs semaines de tensions, le climat social semble s’apaiser au sein de TUI France. En effet, après une réunion avec le nouveau PDG du tour-opérateur, Hans Van de Velde, le Conseil social et économique (CSE) de l’entreprise se dit « satisfait. Nous avons enfin quelqu’un à qui parler », précise Lazare Razkallah, le secrétaire général du CSE.

« Le dialogue était impossible avec Elie Bruyninckx. C’est pour ça que nous avions demandé la nomination d’un médiateur. Hans Van de Velde, qui est à Levallois-Perret (au siège de TUI France, Ndlr) depuis plusieurs années, s’est présenté à nous en affirmant que le dialogue social était sa priorité », détaille Lazare Razkallah. « Il croit en TUI France, même s’il sait, comme nous, que les comptes ne sont pas bons. »

Une décision le 16 mai ?

D’ailleurs, lors du CSE, syndicalistes et direction ont « un peu parlé chiffres ». Une commission spéciale va se réunir, le 14 mai, pour décortiquer les comptes français du voyagiste. Un rapport sera présenté lors d’un CSE extraordinaire, déjà prévu le 15 mai, au cours duquel Hans Van de Velde dévoilera également sa stratégie pour redresser TUI France, selon Lazare Razkallah. Enfin, le 16 mai, le directeur général indiquera aux salariés les conséquences de sa stratégie sur l’emploi dans l’entreprise.

« Même si le dialogue a repris, nous resterons vigilants. Nous ne voulons pas d’un plan social. Si on estime que ce qui nous est présenté est trop violent, alors nous lancerons un droit d’alerte interne », prévient le syndicaliste, délégué de la CGT chez TUI France. « Mais cet apaisement des relations est une très bonne nouvelle pour l’ensemble des salariés : une bagarre entre syndicats et direction, ça n’est jamais bon pour personne », conclut Lazare Razkallah.

La nomination de Hans Van de Velde, qui remplace Elie Bruyninckx, devrait permettre à l’entreprise de déployer une nouvelle stratégie, alors que plusieurs sources évoquent la possibilité d’un nouveau plan social – le cinquième pour le voyagiste depuis 2012 – qui pourrait concerner jusqu’à 300 postes.

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